Vendredi 20 novembre 2009

FSM-Première Conférence syndicale internationale de la jeunesse

 

 

La Confédération Générale des Travailleurs du Pérou (CGTP) et la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), sur la base de leur principes de la classe orientée, organisent la première Conférence Syndicale Internationale de la Jeunesse, qui aura lieu les 18-19-20 Novembre 2009, à Lima, au Pérou. Plusieurs jeunes syndicalistes des cinq continents participeront à cette importante réunion.


Le chômage des jeunes est l’un des problèmes majeurs dans le monde tant pour les hommes et les femmes. Selon les rapports remis par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté au cours de la décennie 1995-2005 de 74 millions à 85 millions, soit une augmentation de 14,8%. Et dès lors jusqu’à présent, et selon des chiffres non officieux, le nombre des jeunes travailleurs au chômage est supérieur à 100 millions. Le pire dans cette situation est que pour les millions de jeunes qui joindront la population Économiquement Active (PEA) il n’ya pas de perspectives claires pour la création d’emplois si l’on considère qu’il ya actuellement des licenciements massifs de travailleurs dans tous les pays.


En ce qui concerne le nombre de jeunes travailleurs au chômage en Amérique latine et les Caraïbes, il a augmenté de 7,7 millions à 9,5 millions au cours des mêmes années (1995-2005). Cela signifie une augmentation du taux de chômage de 14,4 à 16,6%. Aujourd’hui, ces chiffres augmentent rapidement. En outre, 16,7 millions de jeunes, soit 35% de ceux qui ont encore des emplois en Amérique latine et les Caraïbes ne surmontent pas le seuil de pauvreté en raison des bas salaires, tandis que 6,3 millions d’entre eux vivent dans la pauvreté extrême. L’OIT affirme également dans son rapport en 2006 que 25% de la population des jeunes dans le monde, soit plus de 300 millions de jeunes, vivent en dessous du seuil de pauvreté.


La Sous-traitance est un autre problème majeur des jeunes travailleurs. “Aujourd’hui, les contrats à haut risque» sont utilisés dans la Sous-traitance, c’est embaucher des travailleurs pour les moyennes et grandes entreprises avec des salaires humiliants, sans droits sociaux ni droits de travail, incapable de s’affilier ou de s’organiser en syndicats et soumis à la souffrance psychologique de l’attente d’un nouveau contrat. La Sous-traitance est en cours d’institutionnalisation par les lois imposés par les gouvernements néolibéraux. Grâce à ces politiques, ils veulent empêcher les jeunes de participer aux syndicats. Si cela continue, l’avenir du mouvement syndical est en danger, principalement dans les pays sous-développés. Cela dépend de l’attitude que nous assumons aujourd’hui pour inverser cette situation.


Cette situation a forcé un grand nombre de jeunes hommes et femmes d’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique et même des pays qui composaient le bloc socialiste, à migrer vers les pays développés comme les USA, le Japon et l’Union Européenne en vue de rechercher un emploi. Ces jeunes qui cherchent simplement une occasion de vie et de développement personnel, sont confrontés à la xénophobie et aux politiques de marginalisation, qui ne respectent pas ni reconnaissent leurs droits du travail. Ils sont payés de misérables salaires et ils sont considérés dans la plupart des cas d’«illégaux» ou «sans papiers». Dernièrement, les gouvernements de l’Union Européenne ont intensifié leurs persécutions des immigrés, en adoptant même des lois d’expulsion et d’emprisonnement, sous le prétexte qu’ils volent des emplois des citoyens européens.


Mais ça ne se passe pas seulement dans l’Union Européenne. Ces dernières années, des milliers de jeunes Mexicains et les Latino-Américains en général ont été tués par la police américaine dans les frontières américano-mexicaines. Ceux qui ont réussi à entrer le territoire américain sont persécutés comme des criminels, ils sont arrêtés et déportés.

La même chose se passe avec des milliers de jeunes, dont de nombreux enfants, originaires de pays d’Afrique et d’Asie. Beaucoup d’entre eux sont morts et meurent presque tous les jours noyés dans l’océan, avec leur désir de rejoindre les côtes de l’Espagne ou l’Italie. Ceux qui parviennent à arriver sont arrêtés par la police et expulsés vers leur pays d’origine. La raison est unique: le système capitaliste n’est concerné que par la libre circulation des marchandises et des capitaux spéculatifs dans le marché “libre” mais il a interdit la libre circulation des êtres humains.


Dans ces conditions, la Confédération Générale des Travailleurs du Pérou (CGTP) et la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) célèbrent cette Conférence Syndicale Internationale de la Jeunesse. L’avenir du mouvement syndical mondial est entre les mains des jeunes travailleurs d’aujourd’hui.

 


Article publié le 10/11/2009 sur le site wftucentral.org (le site de la fédération syndicale mondiale)

http://www.wftucentral.org/?p=2865&language=fr



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Mercredi 18 novembre 2009

 Mercredi 13 janvier 2010,

tous ensemble

devant la Cour d’Appel d’Amiens

avec les 6 ouvriers condamnés de Continental-Clairoix

 


 


Appel à tous les travailleurs, syndicats, partis, associations et personnalités attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques

 



 

Le procès en appel des six condamnés de Continental Clairoix

vient devant la cour d’appel d’Amiens le mercredi 13 janvier :

 

Tous ensembles, tous mobilisés,

pour exiger la relaxe de ceux qui se sont battus

pour s’opposer aux licenciements

et pour le droit à la vie de tous leurs camarades.

 

La Cour d’appel d’Amiens vient de faire savoir que le procès en appel du jugement du tribunal de Compiègne qui avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine Continental de Clairoix, se tiendrait le mercredi 13 janvier à 13h30. Avec encore plus de force que dans les semaines passées, l’exigence d’une relaxe pour les six salariés condamnés doit se manifester le plus largement possible.


Les condamnations pénales et financières prononcées contre ces six salariés sont un acte de vengeance contre la lutte victorieuse des 1120 travailleurs de Continental Clairoix, et une condamnation pour l’exemple qui s’adresse à l’ensemble des travailleurs du pays, destinée à faire régner un climat de peur contre tous ceux qui refuseraient l’arbitraire patronal et gouvernemental.


Mais en plus, pour prononcer ces condamnations, le tribunal, à la demande du parquet, et donc des autorités gouvernementales, a remis sur pied, en toute illégalité, une loi abrogée depuis 28 ans, à cause de son caractère liberticide, comme l’avait qualifié alors le ministre de la justice Robert Badinter. L’atteinte aux libertés publiques, par cette réintroduction de la loi dite “anticasseurs”, qui permettait, comme c’est le cas dans cette affaire, de condamner des personnes sans avoir de faits précis à leur reprocher, au nom d’une prétendue responsabilité collective qui découlerait de leur seule présence à une manifestation, est une menace grave pour les libertés publiques. D’ailleurs, ceux qui rêvent de s’en prendre à toutes les contestations, ont Immédiatement réclamé que soit généralisé dans tout le pays, et pour toutes les manifestations, ce qu’ils ont appelé “la jurisprudence Continental”.


Bien sûr, il faudra qu’il y ait ce jour là à Amiens un rassemblement le plus large et le plus puissant possible pour exiger l’arrêt de cet acharnement juridique contre ceux qui sont deux fois victimes : une fois en tant que licenciés de ce géant de l’Industrie, délinquant récidiviste protégé par le pouvoir, et une deuxième fois victime de l’arbitraire d’une condamnation non fondée. Mais dès maintenant il y a urgence pour que monte la protestation afin d’exiger la relaxe des six et la défense des libertés publiques. Ces protestations peuvent déjà se faire par l’envoi de messages : « Au président de la Cour d’appel, Palais de justice, 14 Rue Robert de Luzarches, 80000 Amiens ». Mais cette protestation devrait prendre de l’ampleur au travers d’initiatives que le personnel de Continental Clairoix, et ses représentants, toujours mobilisés aux côtés des leurs camarades condamnés, entendent construire avec tous ceux qui ne veulent pas rester passifs devant cette attaque contre les libertés publiques. Nous leur demandons pour cela, d’entrer en contact avec nous, le plus rapidement possible.


Le 16 Novembre 2009.

 

 


Pour tous contacts : didierbernard2@neuf.fr ; mattxav60@gmail.com (Tél: 06.11.02.92.19)

 

L’Intersyndicale et le comité de lutte

Continental Clairoix.



Appel publié le lundi 16 novembre 2009 sur le site frontsyndical-classe.org                      http://www.frontsyndical-classe.org/article-le-mercredi-13-janvier-tous-ensemble-devant-la-cour-d-appel-d-amiens-avec-les-six-ouvriers-condamnes-de-continental-clairoix-39493191.html


 

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Mardi 17 novembre 2009

AP-HP : le projet de suppression

de 1 000 postes par an inquiète

 

LE MONDE | 16.11.09 | 14h15  

 


Le malaise monte à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe 40 établissements hospitaliers à Paris et dans la petite couronne. Le professeur Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement (CME), qui représente les médecins, a menacé, dimanche 15 novembre dans le Parisien, de démissionner si n'était pas revu à la baisse un projet de suppression de 1 150 postes, en 2010, qui pourrait nuire, selon lui, à la qualité des soins.


Egalement chef du service anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière, cet opposant à la loi "Hôpital, patients, santé et territoires", adoptée en juillet, dit craindre une "spirale déflationniste" à l'AP-HP. Cette suppression de postes pourrait entraîner, selon lui, une diminution d'activité donc une baisse des recettes de l'AP-HP et une nouvelle réduction d'effectifs.

Interpellée dimanche au Sénat, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, n'a pas nié l'existence d'un tel plan de réductions de postes, mais précisé que le chiffre était issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel "non définitif". "Il ne s'agit que de réorganisations structurelles destinées à rétablir durablement la situation budgétaire de l'établissement", a-t-elle dit. La ministre a expliqué que le budget 2010 de l'AP-HP ne sera pas discuté avant 2010, et que le nombre de suppressions de postes ne sera confirmé qu'alors.


Tension permanente


L'AP-HP, qui compte plus de 70 000 emplois avec un budget annuel de 6 milliards d'euros, est sous tension permanente. D'ici à 2012, 350 millions d'euros devront être économisés sous forme de réduction des coûts structurels. Ce qui équivaut à réduire les effectifs de 1 000 postes par an.


"L'idée est de réussir à faire aussi bien avec moins de moyens", nous indique l'AP-HP, rappelant qu'il n'est pas question de licencier, car chaque année, il y a 6 000 à 7 000 départs naturels. "Il faut mettre en phase les diminutions d'effectifs avec les restructurations en cours, ce qui n'est pas le cas", réplique le professeur Coriat.


"C'est très bien que le professeur Coriat se décide enfin à prendre position", estime Nadine Prigent, pour la CGT-Santé, pointant des "restructurations à la hussarde". En plus des suppressions de postes elle affirme que les "activités médicales étiquetées non rentables", comme les centres IVG et de consultations sida, sont menacées.


Le personnel est sous le coup, déjà, d'une mesure de 700 suppressions de postes en 2009, qui provoque des tensions dans l'organisation du travail. Le projet de rapprochement des hôpitaux parisiens Tenon, Rothschild, Armand Trousseau et Saint-Antoine, qui pourrait faire disparaître la maternité de ce dernier, inquiète également. Enfin, plusieurs suicides ont été recensés à l'AP-HP ces derniers mois. Ils interpellent sur la souffrance des personnels face aux réformes hospitalières qui ont instauré une culture de la performance.


Laetitia Clavreul

 

 


Article publié le 16 novembre 2009 sur le site lemonde.fr

http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/11/16/ap-hp-le-projet-de-suppression-de-1-000-postes-par-an-inquiete_1267732_3224.html



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Mardi 17 novembre 2009

Vaccin contre la grippe A :le débat devient public

 



DEUX VIDEOS QUI MONTRENT CLAIREMENT

LE FOND DU DEBAT.

 

 1) une vidéo sur l'industrie pharmaceutique et  principalement le Tamiflu. Elle nous vient d'Argentine et est sous titrée en français grace à Rudy Duboille.



2) Une émission remarquable de la chaine ARTE.

 

 

 

 

 


Source : le blog de Jacques LACAZE

http://www.jacques-lacaze.com/article-vaccin-contre-la-grippe-a-le-debat-devient-public-38920868.html


 

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Lundi 16 novembre 2009

Analyse

Grippe A et vaccination : les quatre raisons d'une crise de confiance,

par Paul Benkimoun

 

LE MONDE | 16.11.09 | 13h35  •  

 

 

En dehors des contre-indications avérées, il ne devrait pas y avoir de raison d'être réticent à la vaccination contre la grippe pandémique. L'intérêt de se protéger individuellement d'une maladie qui peut prendre des formes graves et de ne pas transmettre à plus fragile que soi le nouveau virus grippal A(H1N1) aurait dû suffire, malgré la crainte d'effets indésirables, rares mais possibles, comme l'illustre la survenue d'un cas à confirmer de syndrome de Guillain-Barré. Alors, comment expliquer les doutes, les interrogations ou l'hostilité, reflétés par les médias, que suscite la campagne de vaccination de masse proposée à la population ?

Quatre catégories de raisons peuvent être individualisées, toutes exacerbées par la crise économique : celles liées aux incertitudes, les liens entre santé et argent, les réactions au cours suivi par la pandémie et une crise de confiance durable à l'égard des gouvernants et des institutions.


Premier type de raisons : l'ébranlement des certitudes devant une pandémie qui ne ressemble pas à ce qui était annoncé. Loin des millions de morts des pandémies du siècle précédent et des 50 % à 60 % de taux de mortalité pour l'homme du virus de la grippe aviaire H5N1, la première pandémie du XXIe siècle a l'apparence d'une grippe banale. L'aiguillon de la catastrophe imminente est sérieusement émoussé.

S'y ajoute le syndrome de la ligne Maginot. Le gouvernement a dû effectuer un virage sur l'aile pour adapter ses plans. Il a réintégré par la fenêtre les médecins de ville qu'il avait fait sortir par la porte. Difficile ensuite de les mobiliser. Idem pour les pharmaciens. L'impossibilité réelle de maintenir une comptabilité des cas de grippe A (H1N1) a aussi accentué le flou sur la maladie. Logique épidémiologique contre bon sens populaire.


A ces premières raisons s'ajoute la question de l'argent. Notre culture reste pétrie de l'idée, salubre, que la santé a peut-être un coût mais n'est pas une marchandise. C'est précisément ce qui a choqué dans les scandales de sécurité sanitaire, grands et petits, depuis celui du sang contaminé qui ont bouleversé notre paradigme : des praticiens, des industriels pouvaient faire passer leurs intérêts matériels avant notre santé.

On aurait du mal à tirer des larmes aux personnes frappées par la crise en leur disant que, par exemple, GlaxoSmithKline, auquel la France a passé commande de cinquante millions de doses de vaccins et de neuf millions de doses de Relenza - avec le Tamiflu, l'un des deux médicaments antiviraux utilisés contre la grippe -, en plus des ventes du vaccin contre la grippe saisonnière, n'aura pas fait de bonnes affaires en 2009. L'importance des bénéfices des industriels est un sujet en soi, mais ne peut être le seul critère d'appréciation de l'intérêt médical d'un vaccin.

L'argent est aussi au coeur des conflits d'intérêts. Des institutions, des responsables politiques peuvent estimer avec pragmatisme que les experts les plus compétents sont naturellement sollicités par les industriels et qu'il suffit de rendre ces liens publics pour régler le problème. Pas sûr que cela suffise à dissiper les doutes sur l'indépendance des conseils donnés. De même, comment éviter que, passées sous silence, les années de Roselyne Bachelot dans l'industrie pharmaceutique ne posent question ? Surtout que, s'agissant de vaccins, continue de planer en France l'ombre des effets attribués aux vaccins contre l'hépatite B, malgré les données épidémiologiques n'allant pas dans ce sens.


Une troisième catégorie de raisons est en jeu. Contrairement à d'autres pays, le gouvernement français a vu large dans ses commandes afin de pouvoir vacciner toute personne qui le souhaite. L'abondance de vaccins, a fortiori si une seule injection suffit, alimente l'attentisme : "Puisqu'il y en aura pour tout le monde, les autres d'abord !", se disent ceux qui craignent de servir de cobaye à l'industrie pharmaceutique. D'autant que le manque d'empressement des soignants à se faire vacciner incite à tergiverser. Il y a gros à parier qu'une évolution péjorative de la pandémie précipiterait, mais un peu tard, beaucoup de monde vers les centres de vaccination.


La dernière raison aux doutes persistants relève d'un hiatus entre les centres de pouvoir et la majorité des Français. Comme dans toutes les crises majeures, s'expriment ici les sentiments de la population à l'égard de la manière dont l'Etat garantit la santé des citoyens : "Vos actes nous disent l'importance que nous avons à vos yeux de gouvernants." Le débat sur le principe de précaution n'exprime pas autre chose. Un Etat qui fait des promesses de maintien de l'emploi dans des usines en conflit sans les tenir devrait-il s'étonner de ne pas être cru sur parole ou de susciter des anticorps lorsqu'il parle de la grippe ?

Tout cela a donné aux ligues antivaccinales une occasion historique de déborder de leur public habituel, grâce à l'Internet, en débitant des sornettes. Plus que leurs arguments, c'est le manque de débat public organisé, d'implication démocratique de la population dans la préparation et la réponse à la pandémie qui se révèlent si contre-productifs lorsqu'il faut mobiliser autour de la vaccination.

 


Article publié le lundi 16 novembre 2009 sur le site lemonde.frhttp://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/16/grippe-a-et-vaccination-les-quatre-raisons-d-une-crise-de-confiance-par-paul-benkimoun_1267695_3232.html

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