Saint-Denis-93 Sarkosy recule, la coupe était pleine, le Président sera finalement présent pour la finale de coupe de France

Publié le par SPHAB/CGT (56-Guémené)

Saint-Denis-93

Sarkosy recule, la coupe était pleine, le Président sera finalement présent pour la finale de coupe de France


Nicolas Sarkozy assistera finalement au match, contrairement à ce qui avait été annoncé vendredi, a déclaré samedi l'entourage du président de la République.
Un communiqué de quatre lignes de la Fédération Française de Football pour mettre fin à une polémique qui aura duré une bonne journée. Le chef de l'état assistera bien ce soir à la finale de la Coupe de France. Il a souhaité, dit ce communiqué, "être présent à la grande fête sportive et populaire qui s'annonce à l'occasion de la rencontre entre Rennes et Guingamp".


"Faute politique et occasion manquée" : une journée de polémique qui pèsera lourd pour Sarkozy


L'absence annoncée du Président de la République était très mal perçue par les Bretons. C'était une rupture inexpliquée d'une vieille tradition.Ce nouvel épisode politique du Président Sarkozy est symbolique de la fébrilité qui règne à l'Elysée, de l'éloignement d'un président de la République avec les français.


Depuis 1927 et le président Gaston Doumergue, la tradition veut que le trophée soit remis au capitaine de l'équipe gagnante par le chef de l'Etat français. En 1956, le président René Coty remet ainsi la coupe de France à Sedan, vainqueur contre Troyes. Cette année, Nicolas Sarkozy laisse le soin de féliciter les vainqueurs au secrétaire d'Etat au sport Bernard Laporte et à la ministre des Sports Roselyne Bachelot. De quoi faire grincer des dents au peuple breton qui y voyait une "véritable faute politique".


L'hymne breton pour cette finale 100% bretonne


Il résonnera finalement lors de cette Coupe de France inédite puisqu'il oppose deux clubs d'une même région, la Bretagne, qui depuis quelques années, est devenue une région de contestation sociale, qui s'oppose aux dogmes ultralibéraux et où la gauche est devenue majoritaire.


Mais l'hymne breton sera diffusé sous une forme enregistrée et pas en live, une décision qui a occasionné plusieurs jours de tractations entre la FFF et la région Bretagne.
Le Président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS), avait demandé au président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, de pouvoir faire jouer l'hymne breton "Bro gozh ma zadoù" (Vieux pays de mes ancêtres) dans le stade, "considérant qu'il est exceptionnel de voir s'opposer deux clubs d'une même région en finale".


La FFF répond oui, mais pas durant le temps protocolaire, réservé à l'hymne national, la Marseillaise, et ce pour "ne pas créer de précédents".


Mais qui va jouer et interpréter l'hymne ?


Les "badagou" de Cesson-Sévigné et de Guingamp ont décliné car l'hymne est plus "à chanter" a capella qu'à jouer, explique la région.


En milieu de semaine, Alan Stivell, artiste emblématique du renouveau musical breton de ces 40 dernières années et connu pour ces idées révolutionnaires, est annoncé comme l'interprète de l'hymne au Stade de France.


Sans aucune véritable explication, une précision de la FFF tombe mercredi: "le 'Bro Gozh' sera diffusé au moment de l'entrée sur la pelouse des deux bagads représentant les clubs finalistes...", et ne sera donc pas interprété en direct.


La présence d'Alan Stivell est apparue « trop compliquée » ou peut-être « trop contestatrice » pour la FFF, pour son ministre de tutelle à savoir au pouvoir politique.


Jeudi, la FFF, a indiqué avoir choisi l'interprétation du groupe de chants de marins de Douarnenez (Finistère), Mouez Port-Rhu. La FFF reste ainsi fidèle à ses prises de positions traditionnalistes qui ne fâchent jamais ni les sponsors, ni le pouvoir politique.

 

Publié le samedi 9 mai 2009 par LE RACO MARSEILLE:
http://lerouetacoeurouvert.blogspot.com/




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