Carhaix-29 L'hôpital de demain. Le projet de loi Bachelot mobilise peu

Publié le par SPHAB/CGT (56-Guémené-sur-Scorff)

Carhaix-29

L'hôpital de demain. Le projet de loi Bachelot mobilise peu

Vendredi soir, la CGT organisait une réunion, portant sur le projet de loi «Hôpital, Patients, Santé et Territoires». Une cinquantaine de personnes seulement assistait à cette réunion



À la table, Thierry Gourlay, responsable de l'UDCGT, Nadine Prigent, responsable fédérale

santé, Bruno Jardin, UD santé, Christophe Prud'homme, médecin urgentiste, et Caroline

Tromeur, secrétaire CGT de l'hôpital de Carhaix.

 

Le choix de Carhaix pour tenir cette réunion publique est symbolique, la capitale du Poher ayant été un bastion de la contestation, lorsque des services de l'hôpital étaient menacés de fermeture. Mais vendredi soir, beaucoup de fauteuils n'avaient pas trouvé preneurs pour débattre sur le projet de loi très contesté de Roselyne Bachelot. «On peut regretter l'absence du personnel de l'hôpital de Plouguernével», expliquait la seule salariée de l'établissement présente.

 
«Faire mieux avec moins»

 

En ouverture, Caroline Tromeur, secrétaire de la CGT de l'hôpital de Carhaix, a appelé à la vigilance. «La période estivale est propice aux mauvais coups». Nadine Prigent, responsable fédérale santé à la CGT, a dénoncé les effets pervers de ce projet de loi: «Il s'agit de faire mieux avec moins. Cette loi n'a qu'un objectif comptable. Il faut diminuer les dépenses publiques». Concernant la fusion avec le CHU de Brest, elle a dénoncé la manière dont était traité ce projet. «Ce n'est pas possible d'être en dehors du circuit. On ne sait rien... Il faut exiger que l'ensemble des parties prenantes soit associé au projet. Ce qui se passe paraît être un déni de démocratie». Passé en coup de vent dans la salle, le maire de Carhaix a estimé que «Par la lutte, on obtient des résultats». Déni de démocratie, ces mots sont revenus dans la bouche de l'élu qui a fustigé ce projet de loi et rappelé que la santé est un droit pour tous.


Carte bleue et carte vitale


«Actuellement la carte vitale ne suffit plus, il faut la carte bleue», a regretté Christophe Prud'homme, médecin urgentiste, qui, dans un style très offensif, a démonté le projet de loi de Roselyne Bachelot. «Le gouvernement est en grande difficulté: 75% des gens pensent que cette loi ne répondra pas aux attentes de la population. Objectif du gouvernement, laisser la place au privé. Les hôpitaux de proximité vont devenir de véritables mouroirs. C'est scandaleux». Selon Christophe Prud'homme, le nombre d'hôpitaux en Bretagne pourrait passer de 32 à huit. Pour lui, l'installation des médecins devrait être cadrée. «En France, les études de médecine sont pratiquement gratuites. C'est vous et moi qui finançont ces études. Aux États-Unis, les étudiants en médecine s'endettent pendant quinze ans pour payer leurs études».

 

Article publié dans le dimanche 17 mai 2009 sur le site http://www.letelegramme.com

 



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