« On reviendra tous en septembre »

Publié le par sphab/cgt & associés

« On reviendra tous en septembre »


De 8 heures du matin jusqu'à la fin de l'après-midi, une manifestation

de soutien s'est tenue, dans le calme, sur la place du château.

 

Une dizaine de cars de CRS parqués derrière le tribunal. Plusieurs rues fermées à la circulation. Les Conti venus soutenir les sept prévenus étaient attendus de pied ferme, hier matin.


Dès 8 heures, ils sont plusieurs centaines, réunis sur la place du château, à quelques mètres du barrage de police. Calmes, les Conti suivent du regard leurs camarades jusqu'à l'entrée du tribunal. Des applaudissements fusent pour « encourager les frères qui vont combattre l'injustice ».

« J'ai fait bien pire et je n'ai pas été inquiété »

Prévenus que l'attente pourrait être longue, les manifestants ont tout prévu. Musique et barbecue rythme la journée, intriguant les touristes se rendant au Palais et les habitants du quartier, qui pointent le nez à leur fenêtre.


Pendant que certains se détendent en jouant à la pétanque, d'autres commentent l'événement du jour. « C'est quand même pas normal, confie un salarié de Continental, Ce jour-là, j'ai fait bien pire que certains des prévenus et je n'ai jamais été inquiété. » Non pas qu'il s'en plaigne mais le mot circule, maintes fois répété : « De toute manière, c'est la direction qui a choisi qui serait jugé. »


Pour attendre le dénouement, les Conti ne sont pas seuls. Deux figures de l'extrême gauche, Nathalie Arthaud (LO) et Olivier Besancenot (NPA) se succèdent auprès des salariés. « Vous êtes un exemple », clament les deux leaders. Passé midi, chacun regarde sa montre. On se demande « s'ils vont lever l'audience pour déjeuner ». Finalement pas. Le tribunal, après une courte pause, entame la session de l'après-midi.

Vers 15 heures, deux Conti directement sortis du tribunal annoncent la couleur. Pas surpris, les manifestants applaudissent les « sept » qui arrivent avec le sourire. Décision finale, en septembre. « Ca tombe bien, on sera là », conclut un salarié.


J.B.

 

Article publié le samedi 18 juillet 2009 sur le site http://www.courrier-picard.fr/

 

 

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