Saint-Brieuc-22 (Chaffoteaux) « Les choses vont bientôt se tendre »

Publié le par sphab/cgt & associés

Saint-Brieuc-22 (Chaffoteaux)

« Les choses vont bientôt se tendre » -

vendredi 25 septembre 2009 / ouest-france.fr


 

Les syndicats de Chaffoteaux sont invités ce matin  [vendredi 25 septembre 2009] au ministère de l'Industrie.Hier soir [jeudi 24 septembre 2009], ils ont reçu un soutien sans faille des élus.

Ils ont reçu l'appel vers 18 h. Au bout du fil, le ministère de l'Industrie. Et cette convocation inattendue : le représentant du groupe Merloni vous attend, demain matin, à Bercy. « Cavalier certes, mais on ira », commentait, peu après, un représentant du personnel devant les élus de Saint-Brieuc agglomération.


Le dossier Chaffoteaux au coeur des discussions, hier, entre élus. Avec un discours offensif de Michel Lesage, président socialiste de l'agglomération. Il a confirmé l'action judiciaire décidée après sa récente rencontre avec Christian Estrosi. Il venait d'apprendre que l'entreprise ¯ qui veut délocaliser ¯ a reçu des fonds publics destinés au développement économique.


« Se battre, un devoir moral »


Histoire de bien matérialiser cette volonté d'en découdre sur le terrain judiciaire, l'avocat briochin Laurent Ségalen était présent hier soir à Équinoxe. L'agglomération n'a certes pas subi de préjudice. Elle ne peut donc pas déposer plainte. En revanche, les « citoyens-contribuables » seront invités à dénoncer, sur des registres déposés dans leurs mairies, l'utilisation « frauduleuse » de l'argent public.


C'est selon Michel Lesage, s'adressant aussi à la vingtaine de salariés présents dans la salle, « un devoir moral » de se battre. Chantal Jouan, déléguée de la CGT, n'a pas manqué d'exprimer sa reconnaissance. « Merci à vous d'être restés unis. Cette plainte constitue un geste fort. » Confrontée ce matin au représentant de Merloni, elle refusera encore d'évoquer le plan social et réclamera, une fois de plus, la nomination d'un médiateur.


Son collègue Martial Collet, de Force ouvrière, apprécie également l'union sacrée de toutes les forces politiques derrière leur combat. Mais il prévient : « Les choses vont encore se tendre dans les semaines qui viennent. » Car si 204 emplois sont directement menacés, les 41 restants sont, pense-t-il, sur la sellette à moyen terme. Jusqu'à présent, ATG a besoin de la certification technique que lui procurent ces techniciens. « Mais cela ne durera pas... »


Frédéric BARILLÉ.

 

 

Article publié le vendredi 25 septembre 2006 sur le site ouest-france.fr

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_--Les-choses-vont-bientot-se-tendre-_22278-avd-20090925-56831694_actuLocale.Htm

 

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