Clairoix-60 «Le droit des salariés à se défendre»

Publié le par sphab/cgt & associés

Clairoix-60
«Le droit des salariés à se défendre»

Les salariés de Continental, condamnés pour le saccage de la sous-préfecture, s'imposent comme un symbole. Ils viennent de recevoir le soutien de la Ligue des droits de l'homme.

La sono, prêtée par la mairie de Thourotte, a été mise à contribution toute l'après-midi, devant l'usine Continental de Clairoix. Les intervenants se sont succédé sans interruption sur la tribune, pour marquer leur soutien aux six salariés de Continental, condamnés le 1er septembre pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.


La manifestation a rassemblé jusqu'à 450 personnes. Les salariés Conti n'en étaient qu'une partie. Les enjeux ne sont plus placés sur le simple terrain de l'usine, mais sur un plan politique. « On se bat maintenant pour le droit des salariés à se défendre », résume Sébastien David, membre du comité de lutte.

Les salariés, qui ont fait appel de la décision du tribunal, ont reçu des soutiens des partis de gauche et d'extrême-gauche, à leurs côtés déjà le 1er septembre : le NPA, Lutte ouvrière, le PS, le PC...

« La Ligue des droits de l'homme, un poids moral »

« Il faut élargir le front », martèle Xavier Mathieu à la tribune qui se réjouit de nouveaux appuis : la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France. Dans un communiqué, que Xavier Mathieu a lu hier, ils épinglent « la pénalisation du mouvement social », « l'indignation à géométrie variable du pouvoir » et « la résurgence aggravée de la loi anti-casseurs qui prévoit une responsabilité collective ».

Me Dufrene-Castets, l'avocate des Conti jugés pour le saccage de la sous-préfecture, se félicite de ces soutiens. « La Ligue des droits de l'homme représente un poids moral. »

Plus inattendu peut-être, après quelques mois troubles entre la CGT et ses syndiqués de Clairoix. (voir ci-contre) La fédération chimie a pris la parole. Son secrétaire a dénoncé le jugement et s'est inquiété des sanctions de plus en plus nombreuses qui frappent les militants CGT. Deux poids, deux mesures, selon l'orateur : « Le pouvoir politique en place ne fera rien contre les patrons voyous. »


PIERRIG GUENNEC


Article publié le dimanche 27 septembre 2009 sur le site courrier-picard.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article