Appel du Syndicat CGT des Personnels de l'Hôpital et de la MAS de Guémené-su-Scorff

Publié le par sphab/cgt & associés

Appel du Syndicat CGT des Personnels de l'Hôpital et de la MAS

de Guémené-sur-Scorff (56)


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Face aux plans d’austérité successifs, il faut agir

 

 

RASSEMBLEMENT INTERPROFESSIONNEL

LE MARDI 13 DÉCEMBRE 2011

 

Rendez-vous à 11 heures

devant la Sous-préfecture

La Plaine-Pontivy

 

La crise, la note, la dette...

 

Jour après jour les médias « officiels » martèlent leurs mensonges sur l’€uro, la dette, la note AAA et la confiance des marchés financiers, le Syndicat CGT tient à rétablir la vérité. La vérité, c’est que ce ne sont ni les salariés du privé, ni les agents de la fonction publique, ni les familles, ni les peuples qui sont responsables de cette dette, de cette note, de cette crise et ce ne sont pas eux les voleurs.

 

Cette dette des Etats, détenue par les grands organismes financiers (banques, compagnies d’assurance et autres fonds d’investissement) qui multiplient leurs profits grâce à elle, permet à nos gouvernants  de nous menacer chaque jour des pires cataclysmes si nous ne la remboursons pas. Et les plans d’austérité de se multiplier partout en Europe, alors que de nouveaux traités européens sont préparés condamnant les peuples à la misère et à la soumission perpétuelles pour que les riches puissent continuer à sabrer le champagne.


Il faut rappeler, sans cesse, que cette dette des Etats est le résultat des choix politiques imposés aux pays par les politiciens au service du Capital (Union européenne, Fonds Monétaire International et gouvernements nationaux de vraie droite ou de fausse gauche) pour mettre les travailleurs sous dépendance et leur imposer des politiques d’austérité.

 

1973-l’interdiction pour l’Etat d’emprunter auprès de la BdF

 

En France, c’est sous la Présidence de Georges POMPIDOU et le Ministère des Finances de Valéry Giscard d’Estaing rompant avec les choix politiques issus du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) que la loi du 4 janvier 1973 interdit à l’Etat d’emprunter auprès de la Banque de France et le contraint à emprunter sur les marchés financiers. La Banque de France ayant été nationalisée en 1945, à 100% les dividendes des emprunts étaient reversés à l’Etat. Cela revenait à emprunter à 0%. En 1973 la dette de la France était nulle. Dès 1978 elle était déjà de 72,8 milliards d’€uros, soit 21% du PIB.

 

Ce ne sont pas les dépenses publiques utiles pour les populations qui ont créé la dette, c’est d’abord et avant tout, le résultat de l’obligation pour l’Etat, puis les collectivités publiques de se financer sur les marchés financiers (les banques privées). En 1992 le traité de Maastricht interdit tout emprunt des Etats-membres auprès de  leur Banque centrale et de la Banque Centrale Européenne. En 2007 le Traité de Lisbonne (article 123) interdit à la BCE et aux Banques Centrales Nationales tout type de crédit aux Etats, collectivités et entreprises publiques.

 

Osons dire « Non » et  arrêtons le massacre !

 

En 1980, sur l’ensemble de la valeur ajoutée dans notre pays, 70% revenaient au Travail et 30% au Capital ; aujourd’hui, le Capital en capte 40%. Celui-ci veut aller encore plus loin.

 

Jugeons plutôt :

-32 millions d’€uros de cotisations patronales impayées à la sécurité sociale au nom de l’exonération ;

-en 2009 8,2 millions de personnes vivant en France avec moins de 900 euros par mois (contre 7, 8 millions en 2008) ; on réduit les aides publiques aux associations caritatives ;

-en 2010, 29% de nos concitoyens privés de soins de santé pour des raisons financières ; on instaure des jours de carence supplémentaires, une taxe sur la cotisation mutualiste;

-en 10 ans avec les diverses contre-réformes, les retraités ont déjà perdu plus de 10% de leur pouvoir d’achat ; les nouvelles mesures vont aggraver la situation ;

-en 2011 les traitements de la fonction publique sont gelés, revus à la baisse dans les hôpitaux et les collectivités territoriale avec l’augmentation de la cotisation retraite, 890. 000 agents publics, 20% de l’effectif ont un traitement de base inférieur au SMIC ;

-après des années d’insuffisance voire d’absence d’entretien du patrimoine hospitalier on annonce cette année un possible gel  des projets de reconstruction d’hôpitaux vétustes. Quel avenir pour le projet de rénovation/reconstruction de l’hôpital de Guémené ?

 

Tout dépend de nous, de notre unité dans l’action

 

Rassemblons-nous dans l’action

 mardi 13 décembre 2011-11 heures

Sous-préfecture de Pontivy- La Plaine

 

Soyons nombreuses et nombreux à rejoindre la CGT 

 

Le SPHAB/CGT-Guémené le 9/12/2011

 

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