Athènes : 2e journée du congrès FSM, échos du Monde en lutte !

Publié le par sphab/cgt & associés

Athènes

2ème journée   (7/04/2011)


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du 16ème Congrès de la FSM

échos du Monde en lutte !

 

 

fsm

 

 

 

Au deuxième jour du congrès,le secrétaire général de la FSM Georges Mavrikos dresse un bilan de l’action de la fédération.

 

Celle-ci forte de 200 organisations a reçu récemment 89 demades d’adhésions.

 

L’ancien dirigeant du PAME grec (front de lutte syndical) exprime l’urgence pour tous d’avancer plus vite et fermement pour faire face à une dégradation globale des conditions de travail et à l’aggravation de la pauvreté. Urgence de lutter pour une société qui respecte les salariés, leurs besoins fondamentaux, leurs conditions de vie et leur liberté d’expression et d’action. Et  enfin de dénoncer les guerres impérialistes, sous le prétexte du terrorisme ou des droits de l’homme.

 

Celles-ci  entraînent  les pays dans des crises de plus en plus profondes, aux dépens des populations et des salariés.

 

Ces guerres résultent des contradictions du système capitaliste,  du choix de la violence militaire pour le contrôle des ressources et l’accaparation des richesses.

 

Augmentation de la pauvreté dans les pays les plus pauvres eux-mêmes, espérance de vie en dessous de 50 ans pour un nombre croissant de pays, défis d’un développement écologique et égalitaire, dette publique qui aliène les pays, Nord compris, et les oblige à subir les plans de restructuration : tous ces constats liés à la mondialisation sont partagés par les organisations syndicales de lutte

 

Face à la hausse des prix des produits de première nécessité révélée par la FAO (+ 27%), à la destruction de l’emploi et la hausse du chômage, qui font peser des menaces sur la vie des collectivités, le choix de la cogestion avec le capital n’existe pas pour les syndicats se réclamant des intérets des travailleurs.

 

En Amérique latine, en Asie, en Afrique, au Moyen Orient, les conditions historiques ont suscité des luttes à partie d’une résistance idéologique plus affirmée.

 

En Europe, des pensées formatées par le renoncement idéologique, la recherche de consensus mous  pèsent lourdement.

 

 Seuls au plan politique les partis communistes grec (KKE) et dans une moindre mesure le PC portugais font l’effort de former les jeunesses de leur pays à la résistance  idéologique, à la lutte contre une économie inégalitaire.

 

Ils dénoncent, parallèlement, une hausse des ventes d’armement qui a pour effet de contraindre des peuples à accepter la loi des firmes multinationales exploitant la planète et installant une dictature globale.

 

Les partis dominants faute  de perspectives radicales crédibles de sortie de la crise, laissent démunies les  couches populaires, qui peuvent devenir sensibles aux faux programmes sociaux d’extrême droite.

 

Certains économistes mentent en affirmant : la crise est provisoire, il y a des solutions techniques …

 

Nous devons dire quels sont les faits réels, insiste Georges Mavrikos, c’est une responsabilité face aux nouvelles générations. La crise accumule les richesses considérables à un pôle de la société, tandis que les conditions des travailleurs et leurs acquis séculaires sont détruits.

 

Et cela continuera !

 

Trois organisations de masse exposent leur soutien à la FSM, après un bref message de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le « travail décent ».

 

Ces trois organisations rassemblent des millions de travailleurs : l’Organisation syndicale africaine (OATUL), liée à la FSM depuis sa création en 1976, dénonce les «génocides» perpétrés contre une Afrique qui ploie sous le poids de la domination des firmes internationales.

 

La Fédération de tous les syndicats de Chine (ACFTU), organisatrice avec la FSM d’un congrès mondial sur la crise économique mondiale et le rôle des syndicats, rappelle son soutien de masse à la fédération.

 

La fédération des syndicats arabes (ICATU), qui a intensifié ses relations avec la FSM ces dernières années, fait part de la situation dans les pays arabes.

 

 Une quinzaine de délégués syndicaux exposent ensuite les difficultés face à la crise dans leur pays. Colombie, Palestine, Vietnam, Brésil, Australie, Cuba (CTC), Tunisie, Afrique du Sud (Cosatur), Liban, Venezuela, Philippines, Panama, Inde, exposent les conséquences massives de la crise capitaliste sur les populations.

 

Répondant à une demande de la FSM d’organiser des bureaux régionaux les Philippines proposent d’implanter un bureau régional de la FSM avec une base à Manille.

 

Parallèlement aux nouvelles implantations régionales, en Afrique du Sud, et aux sous-bureaux régionaux (Costa Rica, Panama, Guatemala), quatre bureaux sectoriels ont été ouverts par la FSM en 2010 dans le tourisme, la banque, la  métallurgie…

 

Partout, l’implantation de la FSM est en progression, répondant à la conscience qui s’accentue que la crise systématique du système ne laisse pas d’autre alternative que la lutte sans compromission et sans illusion.

 

A l’inverse de l’orientation des organisations syndicales internationales réformistes comme la Confération Syndicale Internationale (CSI) et la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

 

Cette évolution est attestée en particulier avec l’adhésion récente d’un syndicat indien de 5,5 millions de membres, dont la contribution aux travaux de la FSM pourrait s’avérer importante.

 

Partant de presque zéro en 2005, au congrès de La Havane à Cuba, présentée comme moribonde ou marginale par les syndicats réformistes, la FSM se remet sur pied rapidement en phase avec les besoins pour face aux effets de la crise.

 

Cette deuxième journée de congrès renforce notre détermination à faire connaître  la FSM comme l’outil syndical international de notre temps.


 Et de l’Inde au Chili, la lutte des travailleurs passera aussi nécessairement par l’Europe et la convergence des luttes dans le monde.

 

 


source: frontsyndical-classe.org  (vendredi 8 avril 2011)


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