Avis de la Conférence Nationale de Santé De bonnes intentions et peu de propositions concrètes (CGT)

Publié le par sphab/cgt & associés

CGT-MONTRUIL.jpgLa Conférence Nationale de Santé qui se réunit le vendredi 16 décembre est consultée pour avis sur les « éléments de réflexion pour une politique nationale de santé 2011 – 2025 » proposés par le Ministère du travail,de l’emploi et de la santé.


Cet avis constitue plus une liste à la Prévert de toutes les bonnes intentions mises en avant ces dernières années.Il semble déconnecté de la réalité de la dégradation de notre système de santé fortement ressentie par la population. En effet, de nombreux indicateurs sont inquiétants : répartition de plus en plus inadaptée des professionnels de santé dans les territoires, augmentation de la part de la population renonçant à des soins pour des raisons financières et d’accessibilité, hôpitaux exsangues financièrement réduisant les emplois, donc l’offre de soins...


Bien qu’un certain nombre de critiques pertinentes soient formulées qui soulignent le décalage entre certains objectifs en matière de politique de santé et la réalité , nous ne pouvons que constater l’absence de propositions concrètes pouvant être mises en œuvre rapidement.


Pour ces deux raisons, la CGT considère que ce document ne correspond pas aux enjeux concernant l’avenir de notre système de santé à l’horizon de 2025, il manque d’ambition. C’est pourquoi nous proposons un document intitulé « Quelles alternatives pour l’avenir de notre système de santé ? » que nous soumettons au débat. Il avance des pistes de solutions depuis l’organisation de l’offre de soins de proximité autour de centres de santé, en passant par l’hôpital jusqu’aux problématiques de la santé au travail,de la recherche et du médicament... Il pose la question incontournable de la démocratie dans l’élaboration des politiques de santé.


Les questions concernant notre système de santé constituent une des premières préoccupations des Français. Le constat est celui d’une dégradation, dans un contexte politique et économique de rigueur, imposant la fameuse « règle d’or » qui organise un démantèlement de nos services publics et de notre protection sociale.


Au-delà de la publication de rapports et d’avis en général non suivi de mesures concrètes, nous réclamons un véritable débat public sur l’avenir de notre système de santé et de protection sociale.


Montreuil, le 15 décembre 2011

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