DE QUEL SYNDICALISME A T ON BESOIN ?

Publié le par sphab/cgt & associés

 

De quel syndicalisme a-t-on besoin ?

 

De quelle organisation syndicale a-t-on besoin ?


Si la CGT n’est plus capable d’analyser les tenants et les aboutissants de ce qui est créateur de chômage, de bas salaires, de RSA et de précarité.


Si la CGT n’est plus capable de déterminer l’adversaire de classe et donc les responsables du malheur des salariés.


Si la CGT, par le biais de la CSI, (=Confédération Syndicale Internationale) se met à donner des bons points à Sarkosy, chef actuel du G20, après ce qu’il vient de nous faire subir en matière de retraites et ce qu’il nous prépare sur la Sécurité Social et tout le reste.


Déclaration de Sharan Burrow, secrétaire général de la CSI à Davos :


« C’est avec raison que Nicolas Sarkosy appelle à une action coordonnée dans ses domaines prioritaires, pour créer de l’emploi, lutter contre la pauvreté, et mettre sur une voie durable du point de vue économique et environnemental . »


« il a également raison de marquer son désaccord avec les banquiers dont les plaidoyers particuliers à l’encontre d’une réglementation financière fort pressante vont à l’encontre du bon ses. Les banquiers et les financiers doivent commencer à comprendre qu’ils ont une réelle responsabilité vis-à-vis de l’économie réelle. »


Si la CSI et la CGT qui y est affiliée, font semblant d’oublier que c’est le capital qui est responsable de la détérioration constante de nos conditions de vie et de travail, une mise au point rapide s’impose de la part de la base pour exiger le retrait immédiat de notre affiliation à cette Centrale Syndicale Internationale et à la CES et le retour à de meilleures analyses.


C’est sur les lieux d’exploitation directe des salariés par le capital que doit se situer la lutte, c’est en principe ce qui peut se faire encore et on l’a vu pour la réforme des retraites.


Si nous avons besoin que cette lutte soit fédérée , nous n’avons pas besoin de pompiers en chef pour éteindre les flammes du mécontentement et de la lutte.

 

Ce ne sont pas nos chefs de syndicats qui sont en première ligne, ce n’est pas pour eux que les fins de mois sont difficiles, voir impossible. Ils connaissent davantage les salons de l’Elysée ou ceux des sommets Européens et internationaux que les effets directs du Chômage, du RSA, du SMIC ou de la précarité qu’ils arrivent malgré tout à bien orthographier.


Nous n’avons pas besoin de « représentants » qui choisissent ce qui doit être bon pour nous et surtout pour eux, mais de porte parole qui défendent avec notre soutien et notre participation ce dont nous avons besoin pour vivre dignement.


Quel que soit le terrain des luttes, le capital reste le seul ennemi de la classe ouvrière, la collaboration doit cesser, c’est à la masse d’en décider.


Là encore c’est mon avis personnel mais le débat est ouvert.


Amitiés

 

 

 

Michel CONNANGLE


source: bellaciao.org (29 janvier 2011)
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regis 31/01/2011 09:20


merci Michel....