Déclaration commune Front Syndical de Classe, Continuer la CGT et CGT-E Dalkia

Publié le par sphab/cgt & associés

Déclaration commune Front Syndical de Classe, Continuer la CGT et CGT-E Dalkia

 

 

Unité des travailleurs, des syndicalistes

et des  organisations de lutte de classes !

 

 

 

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Les travailleurs vivent un véritable ouragan de mesures anti populaires mises en œuvre par le gouvernement, le patronat, l’État capitaliste, l’UE, la BCE, le FMI : chômage, précarisation des conditions de vie et de travail, baisse des salaires et des pensions de retraite, augmentation de l’âge du départ à la retraite, nouveaux impôts de classe, plans sociaux, licenciements massifs, hôpitaux démantelés, éducation nationale bradée à partir d’un discours de culpabilisation sur la dette publique.



Les travailleurs savent qu’ils n’ont aucune responsabilité dans cette dette : celle-ci résulte avant tout des exonérations des grandes entreprises, d’une fiscalité au service des plus riches, des dépenses improductives, notamment militaires, mais aussi depuis plus de 30 ans de la privatisation de la fonction monétaire au bénéfice des banques et des marchés financiers et de notre insertion dans l’Union européenne, véritable carcan politique et institutionnel au service de l’oligarchie.


Il en est d’ailleurs de même de la dette des pays du « Sud » : n’est-ce pas les pays colonisateurs qui sont endettés vis-à-vis des ex-colonies ?


À l’instar de ce qui se passe en Grèce, et qui s’étend déjà à d’autres pays européens, ces mesures visent à faire porter durablement le fardeau de la crise du système capitaliste par les travailleurs. C’est le sens du passage en force du nouveau Traité européen et de la « règle d’or » sur l’équilibre budgétaire .


Ces plans sont aussi appliqués ou préconisées par les forces sociales-démocrates. N’oublions pas qu’en France ces mêmes forces ont défendu le « OUI » au TCE en 2005 ainsi que le Traité de Lisbonne adopté contre la volonté populaire, aujourd’hui, apparus comme des outils d’appauvrissement des peuples d’Europe, d’agression et de domination des peuples du « Sud ».


Les directions syndicales réformistes en France, en Europe (CES) et dans le monde (CSI), ont accompagné les mesures anti-sociales cédant au chantage à la dette et aux déficits, elles ont appuyé les guerres impérialistes, leur orientation détournant les luttes vers des protestations et des manifestations sans perspective…


Pas de succès dans nos luttes sans s’inscrire dans une stratégie contre le capitalisme, contre les politiques de l’UE, contre les guerres impérialistes prolongement international des politiques d’austérité. Il ne s’agit pas seulement de politiques gouvernementales, de changement d’équipe : il s’agit de lutter pour l’élimination des mécanismes de l’exploitation capitaliste et la domination impérialiste !


Parce que la crise est une crise sans précédent du système lui-même et qu’elle ne connaîtra d’issue positive pour les travailleurs et les peuples que si les travailleurs et les peuples se donnent pour objectif une sortie du systèmeet un véritable détricotage de toutes les mesures qui ont abouti à la situation de chaos actuel.


L’histoire et l’expérience du mouvement syndical et ouvrier nous renseignent sur l’alternative qui s’offre aux travailleurs et syndicalistes : soit bâtir des syndicats comme organisations auxiliaires des capitalistes, soit bâtir un syndicat pour se libérer de l’exploitation .


Car le système n’est ni moralisable ni régularisable et plus que jamais à l’heure de sa crise globale  et dans le contexte actuel l’attentisme du résultat des présidentielles serait mortel !

o Amplifions, élargissons, coordonnons les protestations qui se sont déjà manifesté et qui ne manquerons pas de continuer, contre les plans d’austérité en intervenant davantage dans nos syndicats de base !


o Agissons pour des revendications collectives (salaires et emploi, luttes contre les fermetures et contre les plans dits sociaux) et unifiantes au niveau national ! 

o Intensifions la lutte contre les courants dominants du réformisme au sein des centrales syndicales et refusons « les diagnostics partagés avec les partenaires sociaux » et l’unité syndicale au sommet qui revient à emprisonner les travailleurs dans la collaboration de classe prônée par la CFDT notamment !

o Agissons pour la sortie de la CGT de la CES véritable appendice de l’UE et de la mondialisation capitaliste !

o Développons la solidarité contre les violences et la répression anti-syndicale, dans les entreprises comme dans les services publics ! 

oDéveloppons la solidarité internationaliste envers les peuples victimes des agressions impérialistes !

 

 

Paris, le 20 décembre 2011

 

 

 

 

Front Syndical de Classe


CGT-E Dalkia


Continuer la CGT

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