Douai (59) La CGT confédérée va voir le maire pour régler ses comptes avec la CGT historique : extension du domaine de la lutte...

Publié le par sphab/cgt & associés

Douai (59)

La CGT confédérée va voir le maire pour régler ses comptes avec la CGT historique : extension du domaine de la lutte...

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La CGT confédérée veut prendre la place de la CGT historique

dans les locaux que cette dernière occupe, rue des Vierges.PHOTO S. BELLOUMI

|  ON EN PARLE |

 

Le conseil municipal de vendredi dernier s'est déroulé sous la « protection » d'une voiture de police.


Raison de cette modeste présence, la possibilité d'une manifestation de l'union locale (UL) CGT confédérée, même si Yves Quignon, le secrétaire, nie cette intention.


Le maire a pourtant reçu dernièrement un courrier de la part de l'UL confédérée où il lui est toujours répété le même grief. La CGT confédérée n'accepte pas que la CGT historique, dirigée par Philippe Nalewajek, jouisse du local que la CGT (au temps où il n'y en avait qu'une sur le Douaisis), occupe depuis des décennies rue des Vierges, aux frais de la mairie puisque la municipalité paie le loyer et les charges, comme pour les autres syndicats.


« Depuis deux ans, écrit M. Quignon, notre organisation syndicale est victime de discrimination. Nous sommes le seul syndicat interprofessionnel à supporter financièrement un loyer pour des locaux exigus (rue Merlin-de-Douai), avec les charges afférentes. » La lettre se termine ainsi : « Vous devez être convaincu, monsieur le maire, que nous n'acceptons plus ce diktat.


 » Samedi matin, au lendemain de la séance du conseil, Jacques Vernier a reçu une délégation de la CGT confédérée composée de M. Quignon, de Dominique Ben, Vincent Delbar, secrétaire de la CGT du Nord et même d'une représentante de la confédération, venus de concert réclamer la possession des locaux de la rue des Vierges.

 

Le maire refuse

Cette requête a reçu la même réponse que précédemment. Le maire nous l'a répétée : " Je leur ai dit ceci : " Si vous estimez que les personnes qui occupent ces locaux ne sont pas celles qui devraient le faire, réglez ça au niveau de la confédération ou allez devant les tribunaux. Ce n'est pas à moi de trancher ce litige interne à votre organisation". "Il est même allé plus loin : « Il faudra me passer sur le corps pour que j'expulse la CGT historique et Philippe Nalewajek de la rue des Vierges. » Autre argument que M. Vernier ajoute à l'intention de la presse : « De surcroît, ceux qui occupent ces locaux sont ceux qui ont montré leur engagement dans des combats industriels de première importance : AFR, Wagon, Ingersoll-Rand... » À cette situation, s'ajoute un autre fait qui vient compliquer le tableau. En 2010, le maire avait néanmoins versé la subvention municipale accordée à tous les syndicats dits représentatifs à la seule CGT confédérée. Ce geste trouve sa justification dans le jugement rendu avant les dernières élections prud'homales. La justice avait estimé que seule la CGT confédérée pouvait porter les couleurs de la CGT à ces élections et non la CGT historique. « C'était aussi pour couper la poire en deux », argumente M. Vernier. Odile Hage, une conseillère d'opposition (PC), avait protesté contre cette attribution. Le maire s'est rendu à ses arguments et cette année, la CGT historique n'a pas non plus reçu de subvention.


M. Nalewajek, averti que ses adversaires avaient envoyé une lettre à M. Vernier l'a, à son tour, saisi par courrier. « Nous estimons que le problème est interne à la CGT et doit se régler dans la CGT et qu'en aucun cas, aucune des deux parties ne peut se permettre de vous utiliser pour régler la situation. La décision que vous avez prise de suspendre le paiement de la subvention annuelle, dans l'attente de la réunification de la CGT douaisienne, nous apparaît donc tout à fait logique. Nous avons été informés qu'un rassemblement allait être organisé par l'union départementale lors de votre prochain conseil municipal (celui de vendredi dernier) pour exiger la reconnaissance de cette union locale(la confédérée). Or l'ensemble de l'administration, la sous-préfecture, la justice et en particulier le procureur de la République, y compris le patronat, reconnaissent et admettent qu'il y a deux unions locales CGT dans le Douaisis (...) » Attendons maintenant la suite de ce feuilleton incroyable, même si il y a des combats bien plus urgents à mener dans le Douaisis.

 

J-L. R.

 

 


source: lavoixdunord.fr (vendredi 24 juin 2011)


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