Echec de la mobilisation du 1er Mai-Interrogations (au préalable) du Secrétaire de l'Union Locale CGT du 15ème arrondissement de Paris.

Publié le par sphab/cgt & associés

Echec de la mobilisation du 1er Mai Interrogations (au préalable) du Secrétaire de l'Union Locale des Syndicats CGT du 15ème arrondissement de Paris

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Un plan de travail pour les gogos ?


Les militants de l'union locale du 15e ont depuis longtemps pointé la nocivité de la méthode qui consiste à brasser une revendication sans la formuler clairement. Cela équivaut à faire de l'agitation et à conduire à l'échec.


Ainsi, "augmenter les salaires" anonné de manière générale sans exprimer la revendication précise interdit d'agréger autour de celle-ci. De la sorte, se construit l'attentisme (alors que le patronat avance comme le prouve l'exemple d'EDF sur les acquis) d'où découlent ensuite le découragement et la renonciation.

La situation exige :


1/ une revendication clairement affichée : par exemple 500 euros (ou 300 ou autre à débattre) de plus par mois pour tous ! Les salariés parisiens (et d'ailleurs) ont depuis longtemps mesuré que le SMIC à 1600 euros brut par mois ça ne fait pas le compte !


2/ une orientation solide en la matière : par exemple l'échelle mobile ou l'indexation des salaires sur la hausse de prix. Revendications que portait la CGT il y a une dizaine d'années et qui ont bizarrement disparu sans débat ni décision de congrès (observons qu'une camarade d'EDF les a proposées dans un amendement, écarté par la direction de l'UD lors du dernier congrès). De la même manière un tour de passe-passe a fait disparaitre l'indice des prix relevé par la CGT sur les produits nécessaires qui fournissait un point d'appui aux militants.

3/ Une organisation rassemblée et dynamique pour gagner sur les revendications : qui nécessite un fonctionnement d'une tout autre qualité en matière d'orga, de politique des cadres et de moyens militants et financiers de la part de l'UD.


4/ Ne pas se faire "promener" par des fausses pistes : à qui va-t-on faire croire que les NAO [négociations annuelles obligatoires] vont résoudre le problème du pouvoir d'achat ? Croit-on que c'est entreprise par entreprise (de surcroît avec le rapport des forces que l'on connaît) que la captation de la plus-value dans le sens des salariés va pouvoir se réaliser ?


5/ Les millions de salariés qui se sont engagés dans la lutte pour la retraite en automne dernier, les dernières luttes à EDF/GDF et à La Poste plaident pour un syndicat qui porte une réponse globale et rassembleuse et non secteur par secteur, stratégie qui, de manière générale, reste favorable au patronat.

Fraternellement.

Alain Casale

secrétaire de l'Union Locale des Syndicats CGT

du 15ème arrondissement de Paris


 


 

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