Elections F.P.-La FSU en tête dans l'Etat, gains de la CGT à l'Hôpital

Publié le par sphab/cgt & associés

Elections professionnelles dans les fonctions publiques

La FSU en tête dans l’État, gains de la CGT à l’hôpital

 

111027-vote_dans_la_fp.jpgAprès la publication des résultats définitifs des élections professionnelles dans la fonction publique, le paysage syndical n’est pas bouleversé. Bernadette Groison demande une commission d’enquête sur les dysfonctionnements du vote.


Les résultats officiels des élections professionnelles dans la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière confirment une légère progression de la CGT dans la plupart des ministères, une progression plus forte au ministère des Finances et un gain spectaculaire dans la fonction publique hospitalière. Malgré son recul à La Poste, la CGT reste stable à 15 % dans la fonction publique d’État. Dans la fonction publique hospitalière, les chiffres ministériels donnent à la CGT 33,5 %, soit une progression de 2 %. Mais la CGT conteste ces chiffres et annonce, documents à l’appui, qu’elle réaliserait autour des 35 %. Un recomptage est en cours au ministère de la Santé qui ne semble pas s’être donné tous les moyens de récolter l’ensemble des résultats. La CGT confirme, quoi qu’il en soit, sa place de première organisation syndicale, creusant un écart de 10 % avec la CFDT arrivée en seconde position. Elle conforte sa place de première organisation syndicale dans toutes les catégories, y compris les cadres.


On est loin de ce qu’annoncaient les résultats partiels rendus publics vendredi dernier par le ministère. Sur la foi de ces publications ministérielles prématurées, agences de presse et médias avaient avancé « une poussée des syndicats réformistes », une progression notamment de FO et de la CFDT, et un recul de la CGT. Les résultats définitifs montrent que ce ne sont pas ces tendances qui marquent le scrutin. Pour le moment, et en attendant les élections le 22 novembre prochain à France Télécom et au ministère de la Justice, la FSU reste la première organisation dans la fonction publique d’État. Elle est de loin la première force chez les 960 000 agents de l’éducation nationale en dépassant les 40 %, le double de l’Unsa qui la suit. Elle s’implante au ministère des Finances et progresse au ministère du Travail. Au 
total, elle passe d’un peu plus de 20 % à 17 %, ce qui s’explique essentiellement par une perte de voix dans l’éducation, du fait des dysfonctionnements dans les modalités du vote qui ont entraîné une forte chute de la participation. FO, qui perd des voix dans pratiquement tous les ministères, s’implante par contre dans l’éducation nationale en absorbant des syndicats catégoriels et surtout dans la police où elle absorbe les gros bataillons de l’Unsa police. C’est ce qui explique un gain d’un peu plus de 1 % de FO dans l’État. À l’inverse, les progrès réels de l’Unsa dans la plupart des ministères sont masqués par ces pertes au ministère de l’Intérieur.


 La CGT conforte sa place

 

Le paysage syndical de la fonction publique d’État n’est donc pas bouleversé par ces élections, les seules variations étant principalement dues aux dysfonctionnements dans le vote à l’éducation nationale et un affaiblissement ou des disparitions des syndicats catégoriels. La CGT, avec son audience dans la fonction publique territoriale, conforte sa place de première organisation de la fonction publique.


Mais, alors que le scrutin devait annoncer un progrès de la démocratie sociale avec les nouvelles règles de la représentativité, de nombreuses anomalies l’ont entaché. La plus importante, la désorganisation du vote électronique dans l’Éducation nationale, a conduit à une chute de 25 % de la participation des personnels. La FSU s’est adressée au ministre de l’éducation nationale ainsi qu’aux présidents des groupes parlementaires. Sa secrétaire générale Bernadette Groison demande la création d’une commission d’enquête parlementaire pour « faire un bilan sur la nature, l’importance et les causes des graves dysfonctionnements constatés ».


Olivier Mayer

 


La FSU demande une commission d’enquête

 

 
«Il est juste que la légitimité des organisations syndicales soit fondée sur le vote des personnels. Encore faut-il qu’ils puissent tous voter.»
Bernadette Groison, secrétaire générale de 
la FSU, a écrit en ces termes au président de chaque groupe politique de l’Assemblée nationale. Le syndicat avait «alerté de longue date sur le calendrier très court pour organiser ces élections et sur les modalités complexes mises en œuvre au ministère de l’Éducation nationale», précise la responsable syndicale. Alerte non prise en compte par le ministère portant notamment sur le vote électronique. Aujourd’hui, affirme le courrier, «la comparaison entre les taux de participation dans d’autres ministères où le vote s’effectuait 
à l’urne et celui de l’éducation nationale est sans appel». Ainsi, la FSU demande-t-elle «l’ouverture d’une enquête parlementaire afin de faire un 
bilan sur la nature, l’importance et les causes 
des graves dysfonctionnements constatés et examiner pour l’avenir les modalités les plus aptes à permettre le vote des personnels».


 

 source: humanite.fr (jeudi 27 octobre 2011)


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