Entre 17.000 et 70.000 manifestants ont dénoncé le blocus de Gaza

Publié le par sphab/cgt & associés

Entre 17.000 et 70.000 manifestants ont dénoncé le blocus de Gaza

Ils ont dénoncé l'assaut meurtrier de l'armée israélienne sur une flottille humanitaire en route pour Gaza en début de semaine. A Paris, 5.000 personnes ont manifesté, selon la préfecture de police.

 

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Lors de la manifestation parisienne. (AFP)

 

Entre 17.000 et 70.000 personnes ont manifesté samedi 5 juin dans toute la France à l'appel de dizaines d'organisations politique, syndicales et religieuses pro-palestiniennes pour fustiger l'assaut meurtrier d'Israël sur une flottille en route pour Gaza et exiger la fin du blocus de ce territoire.


A Paris, 5.000 personnes, selon la police, ont défilé entre Bastille et Invalides. Selon les organisateurs il y aurait eu 30.000 manifestants. "Je me félicite du soutien du peuple français", a expliqué à l'AFP la déléguée générale de Palestine en France, Hind Khoury, en s'interrogeant : "pourquoi la paix n'aboutit pas ?".


Dans la capitale, les manifestants - beaucoup portant des keffiehs palestiniens - n'étaient au départ qu'un demi-millier mais la foule a rapidement grossi.


Au début de la manifestation, figuraient au premier rang Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche (PG) et Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste.


Mais le PG a annoncé avoir "quitté la manifestation pour Gaza" car "contrairement aux accords pris, des organisations religieuses ont été autorisées à s'intercaler dans le cortège des organisations politiques".


Cette manifestation parisienne était programmée depuis plusieurs jours à l'appel d'un Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens regroupant partis politiques de gauche, organisations syndicales et humanitaires et associations musulmanes ou juives.


"Exigeons des sanctions internationales"


A Lyon, ils étaient entre 6.000 et 30.000, selon les sources, agitant des drapeaux palestiniens, turcs, algériens, marocains, libanais et français et criant "Israël, assassin !". Sur des pancartes, on pouvait lire "exigeons des sanctions internationales", "halte au blocus, halte aux colonies", "Tribunal pénal pour Israël".


Dans la ville de Marseille, entre 2.000 et 5.000 manifestants ont défilé vers la préfecture et le consulat d'Israël sous une banderole "contre la colonisation et l'apartheid en Palestine".


A Nice, quelque 2.000 personnes vêtues de blanc se sont retrouvées à l'appel du Comité pour la liberté et la justice en Palestine pour réclamer la fin du blocus de Gaza et rendre hommage aux victimes du raid israélien (neuf morts civils). L'appel à ce rassemblement avait été relayé par le réseau des salles de prières et des mosquées et la déclaration à la préfecture à Nice avait été déposée par trois personnes, parmi lesquelles deux imams, a dit une source policière.


Ailleurs en France - Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Reims et Evry - ce sont dans chacune des villes quelques centaines de personnes qui ont manifesté.

 


Source :Nouvelobs.com avec AFP (samedi 5 juin 2010)

 


 

Les forces israéliennes araisonnent le cargo Rachel Corrie

Le navire, abordé par la marine israélienne tandis qu'il essayait de forcer le blocus de Gaza, est arrivé au port d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv.

 

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Le Rachel Corrie, aux couleurs du drapeau

irlandais, arrive dans le port d'Ashdod. (AFP)

 

Des forces israéliennes sont montées, en début d'après-midi samedi 5 juin, à bord du cargo d'aide Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise en route pour Gaza. L'opération s'est déroulée sans violences.


"Nos forces sont montées à bord du bateau et en ont pris le contrôle sans résistance de la part de l'équipage et des passagers. Tout s'est passé sans violences", a affirmé une porte-parole militaire, qui a précisé que l'abordage avait eu lieu dans les eaux internationales.


Le Rachel Corrie est finalement arrivé dans le port israélien d'Ashdod, accompagné par deux petites vedettes israéliennes, l'une à la poupe et l'autre à proue.


La marine israélienne avait prévenu qu'elle arraisonnerait le navire s'il maintenait son cap. "Nos soldats vont monter à votre bord si vous refusez de vous dérouter", avait précédemment déclaré la porte-parole de l'armée Avital Leibovitch, dans un message radio adressé au cargo. Citée par une radio publique, elle avait déclaré : "Nous sommes prêts à faire usage de nos armes pour nous défendre si le besoin s'en fait sentir".


"Ils ont ignoré nos appels"  


"Nous avons signifié à plusieurs reprises aux responsables du bateau qu'ils devaient se rendre au port d'Ashdod et qu'il y a un blocus de la bande de Gaza, mais ils ont ignoré nos appels et poursuivent leur route vers Gaza", avait-t-elle précisé. "Nous allons continuer à les appeler à se dérouter, mais de toute façon nous ne leur permettrons pas de se rendre à Gaza".


Vendredi, Israël avait assuré n'avoir "aucun désir de confrontation" et avait demandé aux organisateurs d'accoster à Ashdod, au sud de Tel-Aviv, pour décharger la cargaison.


Le comité d'accueil du cargo avait annoncé ce matin que le navire était encerclé par des bateaux israéliens. 

Benyamin Nétanyahu s'est félicité de l'opération "sans victime"


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité samedi de l'arraisonnement "sans victime" du cargo irlandais. "Nous avons vu aujourd'hui la différence entre un bateau de pacifistes, avec lesquels nous sommes en désaccord mais dont nous respectons le droit à une opinion différente de la nôtre, et un navire de haine organisé par des extrémistes turcs adeptes du terrorisme", a expliqué Benyamin Netanyahu dans un communiqué.


"Israël continuera de se réserver le droit à l'autodéfense. Nous ne permettrons pas qu'un port iranien soit créé à Gaza", a conclu le Premier ministre. De son côté, l'organisation irlandaise qui a affrété le Rachel Corrie, la Campagne de solidarité Irlande Palestine (IPSC), basée à Dublin a dénoncé "le détournement" du bateau au large de Gaza et le "kidnapping" de ses passagers.

 

"Un nouveau grave crime israélien"


A Gaza, le Hamas a dénoncé "un nouveau grave crime israélien qui vise non seulement tous les Palestiniens mais aussi l'ensemble de la communauté internationale". "Nous appelons la communauté internationale à ne pas se taire sur la piraterie sioniste qui viole grossièrement les lois maritimes et à exercer des pressions", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères du Hamas, Ahmed Youssef, président du Comité gouvernemental pour la rupture du siège.


Transportant 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, ainsi qu'un millier de tonnes d'aide, selon les organisateurs, le Rachel Corrie devait initialement faire partie de la flottille humanitaire internationale arraisonnée lundi. Parmi les passagers, se trouvent l'Irlandaise Mairead Maguire, 66 ans, prix Nobel de la paix et un ex-haut responsable de l'ONU, Denis Halliday. Le cargo se dirigeait en début d'après-midi vers le port d'Ashdod, où sa cargaison sera déchargée.



Source :Nouvelobs.com avec AFP (samedi 5 juin 2010)


 

Flottille:les"fausses-vraies" preuves d'Israél

 Une erreur technique dans lors diffusion de photos du ministère des Affaires étrangères israéliens a laissé croire que l'Etat hébreux avait manipulé les clichés en question.

MANIF-GAZA-PREUVES.jpg Une des images litigieuses

(Ministère des affaires étrangères israélien)

 

Une erreur technique a pu laisser croire aux internautes que le ministère des Affaires étrangères israéliens avait diffusé des photographies postdatées dans le but de faire croire qu'il s'agissait d'images prises après l'assaut de la flottille humanitaire turque le 31 mai dernier.


La diplomatie israélienne dispose en effet d'un compte sur le site de partage d'images Flickr qu'elle utilise comme outil de communication. Or, depuis l'assaut contre la flottille turque du 31 mai, le ministère publie régulièrement des photos prises par l'armée et censées confirmer la version israélienne de l'incident. 


"More properties"


Parmi ces images figure notamment une série de photos d'armes qui auraient été saisies sur le bateau. Dans le descriptif accompagnant la photo, les dates indiquées sont celles du 31 mai, et des 1er et 2 juin. Mais Flickr permet aux internautes d'obtenir plus d'informations sur les images mises en ligne grâce à une rubrique intitulée "More properties", située à droite de l'image et permettant de savoir, notamment, quel appareil et quel logiciel de retouche d'image ont été utilisés, la résolution de la photo… ainsi que la date et l'heure auxquelles le cliché a été pris. Or, au moins certaines des photos de l'arsenal semblent avoir été post-datées : celle montrant des gilets-par-balle (datée du 7 février 2006), une scie circulaire (datée du 7 février 2006), des appareils de vision nocturne (datée du 7 février 2006) et une série d'images montrant des haches, des lames de cutter et du gaz lacrymogène (photos datées dans Flickr du 1er janvier 2003).


Mise-à-jour du 3 juin, 18h30. Mais voilà, l'explication n'est peut-être pas si simple. En effet, un blogueur du Post a repéré une autre incohérence, cette fois entre les dates auxquelles les photos auraient été prises et les dates de mise sur le marché des appareils photographiques utilisés. Ainsi, les photos datées de février 2006 ont été prises, selon la description, avec un Nikon D2Xs. Or, cet appareil n'a été présenté au grand public qu'en juin 2006. De même, les photos datées de janvier 2003 ont été prises avec un appareil mis sur le marché plusieurs mois plus tard.


Pour expliquer cette incohérence dans les dates, le blogueur explique que le site Flickr reprend les données fournies par l'appareil utilisé. Or, si l'utilisateur n'en a pas configuré la date et l'heure, l'appareil donnerait une date fictive n'ayant aucun rapport avec la date à laquelle la photo a été réellement prise.


Jérôme Hourdeaux 



Source : Nouvelobs.com (jeudi 3 juin 2010)


Flottille: 6 militants français portent plainte

 

Trois employés français de CBSP sont arrivés jeudi à l'Aéroport de Roissy.


MANIF-GAZA-MILITANTS.jpgIls faisaient partie des neuf Français retenus par des autorités israéliennes. (SIPA)


L'avocate du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), dont sont membres les Français qui étaient à bord de la flottille arraisonnée par Israël au large de Gaza, a annoncé avoir déposé des plaintes en France, notamment pour "enlèvement" et "séquestration", vendredi 4 juin.


Ces plaintes ont été déposées auprès du procureur de Marseille et d'Evry, où résident deux membres du CBSP, a déclaré Me Liliane Glock, lors d'une conférence de presse à Paris. Elles n'avaient pas été enregistrées vendredi à la mi-journée à Marseille et à Evry.


Elles visent les crimes d'"enlèvement, de séquestration, de violences avec armes et de détournement de navires", a expliqué l'avocate.


"Les victimes sont françaises. La justice française est compétente", a ajouté Me Liliane Glock.

 "Crime de guerre"

Six militants français pro-palestiniens, qui étaient sur les bateaux arraisonnés lundi par la marine israélienne au large de Gaza, avaient fustigé, jeudi à leur arrivée à Paris, l'assaut des commandos israéliens "extrêmement violentisproportionné".

 

Parmi ces six Français, cinq sont membres du CBSP et un de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP).


Me Glock a demandé que l'"on poursuive ceux qui ont donné l'ordre de mener l'opération et ceux qui ont exécuté les ordres parce que les ordres sont illégaux".


"Attaquer un convoi humanitaire en haute mer est un crime de guerre. Il appartient à la justice française d'enquêter ou à la France de saisir la Cour pénale internationale" (CPI) de La Haye, a-t-elle insisté. Et de rappeler que la qualification de "crime de guerre" n'était "pas reconnue en droit français".



Source : Nouvelobs.com (vendredi 4 juin 2010)



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