Face à la grogne des infirmiers-anesthésistes, Bachelot tente d'apporter "des garanties"

Publié le par sphab/cgt & associés

Face à la grogne des infirmiers-anesthésistes, Bachelot tente d'apporter "des garanties

 

 

 

 

 

Après une nouvelle manifestation d'infirmiers anesthésistes, vendredi 1er octobre, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot a assuré qu'elle avait "écouté et entendu" le mécontentement, ajoutant avoir déjà "apporté des garanties" pour répondre à leurs revendications. Mme Bachelot a expliqué, samedi 2 octobre sur RTL, que le gouvernement avait pris des "engagements" précis sur ce dossier, notamment sur la reconnaissance de "l'exclusivité de leur diplôme".


 

Quant à la reconnaissance au niveau master (bac+5) de la formation des anesthésistes, la ministre a affirmé avoir pris "là aussi des engagements écrits" et que cette question sera "finalisée à la fin de l'année 2010" sous l'égide du ministère de l'enseignement supérieur. Enfin, elle a annoncé une discussion sur "une prime spécifique" pour que "les infirmiers anesthésistes restent les infirmiers les mieux payés de la fonction publique hospitalière".


DEMANDE DE NÉGOCIATION AVEC LE MINISTÈRE


Les anesthésistes revendiquent notamment une reconnaissance de leur spécialité au niveau master au niveau des salaires. Les 7 500 infirmiers anesthésistes en France suivent cinq ans d'études : trois en formation initiale pour le diplôme d'Etat puis, après deux ans d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation. Mais leurs représentants syndicaux estiment que la valorisation de leur métier n'est pas suffisamment prise en compte et s'estiment lésés par le protocole Bachelot de février, qui permet un accès au métier sans passage par l'école d'anesthésie et resserre le différentiel de salaire entre les infirmiers anesthésistes diplômés d'Etat (IADE) et les autres infirmiers.


Les syndicats demandent à être reçus par Mme Bachelot ou son cabinet, ce que la ministre n'a pas annoncé, samedi. Vendredi,  une délégation a été reçue au ministère par la Direction générale de l'offre de soins, dont les représentants ont indiqué n'avoir aucun mandat pour négocier. Les syndicats demandent "un négociateur au niveau du cabinet du ministre" pour mettre un terme au mouvement.


Les infirmiers anesthésistes, mobilisés depuis mars, menacent de mener une opération "bloc opératoire mort", lundi. Cela laisse augurer d'une radicalisation du mouvement, sachant que certains syndicats ont déjà posé des préavis de grève illimitée dans les blocs opératoires. Le ssyndicats du secteur sont habitués des actions spectaculaires. Le 18 mai, ils avaient déjà bloqué pendant cinq heures la gare Montparnasse, à Paris. Vendredi, des affrontement parfois très violents ont opposé anesthésistes et policiers comme en atteste une vidéo mise en ligne par le site ActuSoins.com

 

 

 


source: lemonde.fr & laryngo.com (4 octobre 2010)



 


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