Indemnités maladies : un accrochage entre Christian Hutin et Xavier Bertrand provoque une suspension de séance

Publié le par sphab/cgt & associés

Indemnités maladies

un accrochage entre Christian Hutin et Xavier Bertrand provoque une suspension de séance

 

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|  ASSEMBLÉE NATIONALE |

L'hémicycle de l'Assemblée nationale a été le théâtre d'une vive altercation ... opposant hier le minstre de la Santé, Xavier Bertrand, et Christian Hutin, député de la 12e circonscription du Nord.


Au cours de l'examen du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, le député du Dunkerquois est sorti de ses gonds. « Je ne suis pas d'accord avec cette volonté gouvernementale de diminuer les indemnités journalières consécutives aux arrêts maladie et ne peux accepter la stigmatisation des médecins, accusés d'être complaisants. » Quand le ministre a promis que le gouvernement allait lutter contre les fraudeurs et que les prescripteurs seraient conjointement responsables, les échanges verbaux se sont intensifiés, les deux hommes étant à deux doigts, selon certains témoins, d'en venir aux mains.


La responsable du groupe SRC (Socialiste, radical, citoyen) auquel apppartient le député nordiste, Marisol Touraine, a alors demandé une suspension de séance.


« Nous examinons ce texte depuis plusieurs jours et je ne dors que quatre heures par nuit, explique Christian Hutin.


Ce qui se prépare est grave et je ne peux laisser passer certaines choses, étant moi-même médecin généraliste dans un cabinet en zone urbaine sensible. » La nuit précédant l'incident, les deux hommes s'étaient déjà accrochés quand le ministre avait évoqué la possibilité de faciliter l'accueil dans les hôpitaux publics d'étrangers fortunés. « Mais l'hôpital public n'a pas vocation à aménager des "suites" pour une certaine clientèle. Tout le monde doit être logé à la même enseigne. » En fin d'après-midi, les débats ont repris sereinement. Dans l'attente d'un probable accrochage nocturne. Dans la soirée, Christian Hutin devait en effet intervenir sur deux décrets « amiante ». Il envisageait d'évoquer la décision de la cour d'appel de Douai demandant le remboursement par des victimes des indemnités versées (notre édition d'hier). « Il m'en veut parce qu'il y a quinze jours, je suis allé manifester avec Michel Demessine et quatre mille victimes de l'amiante dans sa ville de Saint-Quentin. Pendant que la manif cheminait, il sirotait un café dans une pizzeria... » •

 

BRUNO VERHEYDE

 


source: voixdunord.fr (samedi 29 octobre 2011)

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