La SBFM Fête sa victoire !

Publié le par sphab/cgt & associés

La SBFM 

Fête sa victoire !

 

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Jacky Omer et Pierre le Ménahès

 

Samedi 3 juillet, à l’occasion du premier anniversaire de la victoire historique de la SBFM, devenu depuis la FDB (fonderie de Bretagne) et dont Renault est l’actionnaire principal, le Front syndical de Classe était de la fête.

 

La veille, une rencontre avec les responsables du syndicat CGT a permis de débattre de la stratégie et des tactiques des luttes depuis plus d’un an et les raisons qui ont amené à la création de l’association du FSC et de son développement

 

Tout d’abord, nous ne pouvions manquer l’occasion de saluer l’énorme résultat des dernières élections dans l’entreprise, avec plus de 98% de participation au CE (Comité d'Entreprise) et 97% aux DP (Délégués du Personnel),  les listes CGT renforcent sa position de lutte de classe en obtenant plus de 88%  des voix, soit 3% de plus par rapport à 2006.

 

Ce résultat nous a permis de faire toute la clarté sur les élections de Renault Douai ou la CGT n’a plus de représentant du fait qu’une DEUXIEME liste de candidats CGT a été présentée par la confédération contre la liste des camarades de terrain qui mènent la luttes de classes et non d’accompagnement. Cela a pu se faire grâce à la décision inique du tribunal. Voila de la nocivité de l’un des points de la loi de 2009 sur la représentativité syndicale.

 

L’origine de cette manœuvre provient de la COGETISE. Cette action est intolérable et condamne la confédération. Cette dérive anti démocratique a permis de projeter S.U.D comme deuxième OS avec des voix CGT !

 

Comme nous nous en apercevons, cet affrontement s’amplifie dans de nombreux endroits en France entre militants réformistes et de classe ce, principalement, depuis le 49éme congrès. Remplacer la lutte de classes, la socialisation des moyens de production et d’échanges par un syndicalisme rassemblé au « développement humain durable » n’abouti qu’a ce résultat après plusieurs congrès tronqués.

 

Suite à cet état de faits, et après la lettre adressée aux états majors syndicaux, signée par plus de 4500 militants syndicaux de la CGT et de la FSU, a été créé le Front Syndical de Classe  voila plus d’un an.

 

Comme il a été rappelé, dans une démarche clairement intersyndicale, le FSC a pour objet non pas de devenir une nouvelle organisation syndicale mais d'être un lieu "central" de regroupement des militants et syndicats de classe afin  de permettre de rassembler toutes les forces populaires du pays, du syndiqué au non syndiqué, en passant par les étudiants et les sans emploi, afin de mettre un terme à la collaboration de classe et à la compromission en tout genre des états majors syndicaux !

 

Comme le déclarait H. Krasucki quelques mois avant mai 1968 :« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

 

Le point émergent de cette rencontre a été : sans lutte de classes, sans contenu idéologique et repères revendicatifs, sans un tous ensemble et en même temps pour battre le capital nous ne ferons que reculer, que ce soit en terme d’emplois, de salaire et de pouvoir d’achat.

 

Il en est de même sur le dossier des retraites, aucune voie négociée n’est possible avec ces contres- réformes. Comme le FSC l’a rappelé et l’a écrit dans son dernier tract, « …il ne faut pas se bercer d’illusion …»

 

Seul le retrait du plan Sarkozy/Woerth est à revendiquer, tout comme  l’annulation des lois Balladur et Fillon de 2003 et 2007.

 

Le samedi midi nombreux militants et syndiqués, actifs et retraités et d’autres mileux professionnels, étaient présents pour trinquer à cette victoire historique, après que Pierre Le Ménahés ait rappelé la nécessité de poursuivre la lutte, que l’emploi n’était pas à vendre et, fort du résultat obtenu aux dernières élections, d’exiger l’embauche d’emplois en CDI.

 

Cette matinée a permis à notre responsable de rencontrer plusieurs représentants CGT de l’Union Départementale 56 et d’Unions Locales et de débattre de la situation dont celle des élections de Douai.

 

Dans leur discours plusieurs points contradictoires surgissent. Le constat est éloquent, les permanents de la CGT« ont peur » de retourner à l’entreprise, d’où cette discipline d’accompagnement. La critique est dite : « …il manque une réelle politique de cadre à la CGT… ». Ces mêmes militants ne sont plus armés idéologiquement, politiquement et économiquement comme auparavant face à la négligence d’une formation syndicale sur des bases de classe et de haut niveau.

 

Aucun d’entre eux ne sait ce qui s’est passé au congrès de la CSI (Confédération Syndicale Internationale), à Vancouver au Canada en même temps que la réunion du G 20 à Toronto. Ils ignorent aussi ce qui se prépare avec celui de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) pour 2011 qui orchestre la liquidation structurelle de la CGT à l’exemple de l’orientation confédérale qui veut fusionner au niveau européen les Fédérations de l’agro,-alimentaire ,la métallurgie, l’énergie et la chimie.

 

Sur le dossier retraite, soumettant à l’analyse du Secrétaire Général de l’Union Départementale la revendication du FSC : retrait du projet, il répond : « nous disons pareil … réécriture du projet » !!!! Idée personnelle ou stratégie nationale soufflée pour calmer les masses en septembre ???

 

Quant aux autres responsables, ils, elles ne comprennent pas : « … pourquoi les cheminots ou les camarades de l’énergie soient autant accrochés à leurs acquis alors qu’ils sont critiqués par la rue. » !!!!

 

Voila quelque chose de claire qui nous permet de mieux comprendre pourquoi ces responsables ont tant apprécié le 49éme congrès et la proposition de la maison commune des retraites, qui veut adosser l’ensemble des systèmes, avec comme finalité la liquidation discrète des différentes conventions collectives et statuts !!!!!

 

Quant le débat en arrive au problème de fond, dénoncer l’accord de Barcelone, signé en 2002 sous Jospin, il ou elle, se garde bien de répondre et rétorque : « …ne pas mélanger syndicalisme et politique… » !

 

Quelle belle matinée, pour les syndicalistes de classe de la SBFM.

 

Jacky OMER

 

 


 

Source : http://www.frontsyndical-classe.org/article-la-sbfm-fete-sa-victoire-53448516.html  (lundi 5 juillet 2010)

 


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