Les raisons de la colère des infirmiers-anesthésistes

Publié le par sphab/cgt & associés

Les raisons de la colère des infirmiers-anesthésistes

Quelles sont les raisons de la colère des infirmiers-anesthésistes, qui ont bloqué pendant plus de cinq heures mardi 18 mai 2010 la gare Montparnasse ? Depuis plusieurs semaines, ils protestent, exigeant une meilleure reconnaissance de leur formation.

 

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Plusieurs centaines d'infirmiers anesthésistes qui manifestaient mardi à Paris ont fait irruption dans la gare Montparnasse vers 13 heures et bloqué les voies des TGV.


Les 7 500 infirmiers-anesthésistes en France assistent notamment les médecins anesthésistes dans les blocs opératoires. Pour cela, ils suivent cinq ans d'études : trois en formation initiale pour le diplôme d'Etat puis après deux années d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation. Ils demandent donc au ministère de la Santé de reconnaître leur spécialité au niveau master (bac+5), avec revalorisation salariale à la clé. Selon Jean-Luc Bouschet, infirmier anesthésiste diplômé d'Etat (IADE) au Samu de Toulouse, le salaire est, en début de carrière, de 1 680 euros net et 2 610 euros net en fin de carrière.

Par ailleurs, les infirmiers-anesthésistes s'estiment lésés par le protocole Bachelot, signé en février. Ce texte accorde notamment aux infirmiers généralistes une revalorisation à bac+3 et leur permet de pratiquer des actes d'anesthésie. Enfin, les infirmiers-anesthésistes réclament aussi une meilleure prise en compte de la pénibilité de leur travail.

 

Opérations chirurgicales reportées


Réunies à l'appel du Syndicat national des infirmiers anesthésistes, de la CGT et de Sud, entre 2500 et 3000 personnes selon les syndicats, 1500 selon la police, ont manifesté mardi. Alors qu'ils avaient prévu de manifester de Denfert-Rochereau au ministère de la Santé, les manifestants ont décidé d'envahir les voies de la gare Montparnasse quand ils ont appris qu'ils ne seraient pas reçus par le cabinet de Roselyne Bachelot.

Outre la paralysie de la gare Montparnasse, la grève a entraîné une fermeture d'une grande partie des blocs opératoires en France. Les interventions chirurgicales programmées ont été reportées et seules les urgences ont été assurées grâce aux réquisitions de personnel.

 

 



 


 Sources : leparisien.fr (19-05-2010) & www.laryngo.com/

 


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