Lorient (56)-L'UD-CGT. "Le navire, de sa construction à sa démolition "

Publié le par sphab/cgt & associés

Lorient (56)

L'UD-CGT. "Le navire, de sa construction à sa démolition"

Pour l'union départementale CGT, l'échouement du TK Bremen ranime le débat sur la filière navale.Il manque un maillon de la chaîne industrielle, selon le syndicat: celui de la déconstruction.

 

111223-LT.com-UD56.jpgCGT. «Le navire, de sa construction à sa démolition».
Abdel Krim Ahil, Claudine Cornil, Olivier Laurent, Jean-Pierre Rouet et Bruno Bothua de l'UD-CGT réclament une véritable filière maritime, de la construction à la déconstruction.

 

 

Pour l'union départementale CGT, l'échouement du TK Bremen ranime le débat sur la filière navale.Il manque un maillon de la chaîne industrielle, selon le syndicat: celui de la déconstruction.

«Cet accident était hélas prévisible, déplore Jean-Pierre Rouet, de l'UD CGT. Lors des assises nationales sur la filière navale, nous avions dénoncé l'affaiblissement du service public de contrôle de sécurité des navires». Lesyndicat y voit une des conséquences de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) qui conduit à «ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux». Pourla CGT, l'échouement du TK Bremen met en lumière plusieurs dysfonctionnements. Premier d'entre eux, «le capitaine de port doit être en capacité d'interdire à un navire de prendre la mer en cas de tempête. Le trafic maritime n'est pas en cause, c'est sa régulation qu'il faut revoir. Pendant combien de temps encore, la Bretagne va-t-elle devoir subir de nouvelles pollutions deson littoral?». Selon le syndicat, la sécurité en mer impose de mobiliser des moyens. «Le nombre de remorqueurs en haute mer est insuffisant. On l'a encore constaté lors de cet accident».

«La déconstruction, le chaînon manquant»

Cet échouement relance, selon les délégués syndicaux, le débat sur la nécessité de repenser la filière navale en Bretagne. «Onsait construire des bateaux, mais il n'existe aucune filière de déconstruction. Ce n'est pas un hasard si le marché de la déconstruction du cargo risque d'échapper à la France». Pour le syndicat, la balle est dans le camp des politiques. «Dès la conception du bateau, il faut intégrer sa déconstruction. L'exemple du Clemenceau est édifiant. Iln'est pas normal, également, de retrouver des bateaux bons pour la casse en France, naviguer ensuite sous pavillon de complaisance». Une filière qui pourrait d'ailleurs profiter au tissu local. «Pourquoi ne pas imaginer d'y intégrer la SBFM dans cette filièrede déconstruction?», interroge Bruno Bothua.

 

 

source: letelegramme.com (vendredi 23 décembre 2011)

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