Lorient (56)-Les employés de vie scolaire vont manquer

Publié le par sphab/cgt & associés

Lorient (56)

Les employés de vie scolaire vont manquer

 

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La CGT proteste contre la suppression de ces contrats. Elle a décidé d'assigner l'Éducation nationale devant les Prud'hommes pour au moins quinze dossiers.


On les appelle EVS. Ces contrats à durée déterminée d'employés de vie scolaire existent depuis environ cinq ans. Ils permettaient à de jeunes diplômés ou à des pré-séniors de travailler une vingtaine d'heures dans les écoles. Une aide bien utile pour les enseignants et directeurs d'établissements. Comme Armelle Halos qui dirige Bois-Bissonnet. Cette école du quartier de Kervénanec a la particularité d'accueillir une classe d'intégration scolaire ouverte à des enfants qui ont besoin d'un accompagnement particulier. Certains sont de petits autistes.


« Faire sans »


Armelle Halos a vu défiler un certain nombre d'EVS. « Ils vont nous manquer. Mon premier EVS était un jeune diplômé en informatique. C'était vraiment un soulagement de l'avoir en soutien, dans une école où les enfants utilisent les ordinateurs mais ne respectent pas toujours les procédures pour les éteindre par exemple. Il nous remettait tout en place en un tour de main. » Elle évoque aussi l'aide de cette femme de 48 ans, qui est restée deux ans à l'école, avec le statut d'EVS. « Elle est titulaire d'un diplôme d'enseignement du français et de langues étrangères. Elle a été précieuse auprès des enfants de diverses nationalités qui entrent à l'école et qui ne maîtrisent pas toujours bien la langue française. »


La directrice sait aujourd'hui qu'elle va disposer de deux aides à la vie scolaire (statut différent) mais n'aura plus d'EVS.


200 contrats supprimés


L'école de Bois-Bissonnet n'est pas la seule concernée. Hier lors de la réunion de rentrée de la CGT, Bruno Bothua secrétaire général du syndicat avançait le chiffre de pas loin de 200 contrats supprimés en cette rentrée. Il a donc décidé de passer à l'offensive : « Nous allons déposer une quinzaine de dossiers, le 15 septembre, au conseil des Prud'hommes de Lorient. Avec les arguments suivants : ces contrats d'insertion avaient un volet formation, qui dans la plupart des cas, n'a pas été respecté par l'Éducation nationale. On peut donc dire que l'employeur n'a pas répondu à ses obligations. »


Au-delà du problème des contrats des EVS, la CGT a décidé de partir à l'offensive de l'emploi précaire dans les écoles mais aussi les établissements de santé. « Nous estimons aujourd'hui que 48 % des emplois des hôpitaux, des structures mutualistes sont précaires. Parce que dans la plupart des cas ce sont des CDD ou des CDI à temps partiel, étalés sur une semaine, ce qui ne permet pas aux salariés de compléter leurs revenus avec un autre job. »


Françoise ROSSI.

 

 

 

 


source: ouest-france.fr (vendredi 9 septembre 2011)



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