Sévère saignée à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

Publié le par sphab/cgt & associés

Sevère saignée à                              l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

La casse du service public continue.....

 

 

   110709-CGT-bonne-annee-2011.jpgUn article du Canard Enchaîné (06-07-11) révèle les plans secrets de la DRH du Siège de l’AP-HP.Un document interne intitulé « Les enjeux RH des mois à venir » met en lumière les objectifs scandaleux du Plan Stratégique 2010-2014. Pour ceux qui auraient encore des doutes, voici ce qui nous attend :

· 3500 emplois vont disparaître d’ici à 2014
· un turnover élevé (en moyenne 11%)
· les conditions de travail sont telles que les gens jettent l’éponge
· diminution de 40% de dépenses consacrées à la promotion professionnelle
· la question du temps de travail explosive : la direction de l’AP-HP nous vole 300000 journées par an
· augmentation de prix de journée dans les crèches du personnel
· risques psychosociaux, suicides…


   L’article du Canard :

 

Nouvelle opération chirurgicale programmée à l’Assistance Publique-Hopitaux de Paris110907-images (AP-HP).Un document interne du service des ressources humaines, daté du 21 avril, explore toutes les pistes d’économie possibles « dans le cadre du plan stratégique 2014 ». Et dans ce texte qui aurait du rester secret mais que « Le Canard » a longuement ausculté, les « stratèges » s’en donnent à cœur joie.


Le plus effrayant, d’abord. Sur les 11 pages de ce document, il n’est pas question une seule fois des « malades ». Ils sont pourtant 4 millions chaque année à fréquenter ces hostos, mais le mot n’apparaît même pas. Entre deux considérations sur le nécessaire « développement des compétences managériales des futurs praticiens » et les « partenariats avec HEC », les crânes d’œuf cherchent à tailler à la hache, comme s’il s’agissait d’une usine de conserves. Alors que, dans la plupart des hostos, les équipes sont déjà sur le fil du scalpel, 3500 emplois vont disparaître d’ici à 2014. « Cette évolution sera favorisée par un turnover élevé (en moyenne 11%) », s’enthousiasment ces gestionnaires. Autrement dit, les conditions de travail sont telles que les gens jettent l’éponge. Plus besoin de les virer : il suffit de en pas les remplacer.


 Dans un genre à peine moins cynique, la direction des ressources « humaines » prévoit une diminution de 40% de dépenses consacrées à la promotion professionnelle. Mais, s’inquiètent ces cœur tendres, la question reste « extrêmement sensible » et a déjà « suscité une forte mobilisation syndicale ».


HORAIRES ELASTIQUES


La question du temps de travail, elle est, carrément qualifié d’« explosive ». Mais, en véritables artistes, les « managers » ont trouvé une ruse pour grappiller quelques minutes. A l’Assistance publique, la plupart des 90.000 employés travaillent sept heures par jour. Mais, pour permettre la transmission d’informations entre les équipes successives, 80% des soignants bossent encore trente-six minutes après l’arrivée des suivants. L’idée est de réduire de six minutes cette passation de pouvoirs. Or, mine de rien, ces six minutes multipliées par autant de jours et de mois représentent, par salarié, entre deux et trois jours de RTT par an. Soit, à l’échelle de l’entreprise, un gain de 300000 journées. Appréciable, non ?


  Le programme de réjouissances ne serait pas complet sans cette petite mesquinerie, pour la route : un projet d’augmentation de prix de journée dans les crèches du personnel, lequel nécessitera une « pédagogie habile » (et dissuadera encore plus d’infirmières de postuler). Evidemment, vu la brutalité du plan, il faudra tenir compte « notamment des risques psychosociaux, avec, en toile de fond le sujet des suicides ».


     La direction a fait savoir aux syndicats que ce programme n’était qu’un « document de travail ». Mot pour mot la réponse de Peugeot quand le projet de fermeture d’usines a fuité. Une consolation : même si ce n’est pas l’envie qui lui manque, il sera difficile à l’Assistance publique de délocaliser en Roumanie…


 

C’est inacceptable !
Refusons ce plan social !
Avec la CGT agissons pendant qu’il est en est encore temps !

 

Bernard GUISTI, Secrétaire général du Syndicat CGT de l'Hôpital Saint-Vincent-de-Paul

 

 

 


source: saintvincentdepaul.over-blog.com (7 juillet 2011)


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