Vannes(56)-La manifestation a mobilisé plusieurs milliers de personnes

Publié le par sphab/cgt & associés

Vannes(56)
La manifestation contre les retraites a mobilisé plusieurs milliers de personne s
(ouestfrance.fr)

La pluie continue de ce samedi n’a pas découragé l’ardeur des manifestants. Dans les rues de Vannes, les organisations syndicales estimaient à au moins 10 000 le nombre de personnes venues manifester contre la réforme des retraites et affichaient leur satisfaction devant une mobilisation « peu contrariée par la météo, ni le choix d’un samedi ».

Dans le cortège qui s’est étiré pendant deux heures du port, à la place de la mairie, en passant par la rue Ferdinand le Dressay, la rue du Mené et le bd de la Paix, il y avait toutes les tranches d’âge y compris des familles venues avec de jeunes enfants. Beaucoup d’actifs et de nombreuses casseroles aussi, pour « faire du bruit » comme le réclamaient les militants sur le perron de l’hôtel de ville.


Sous les parapluies, les participants manifestaient une belle ferveur à reprendre des slogans désormais familiers, à l’image de celui qui résume l’état d’esprit de cette mobilisation qui ne semble pas faiblir « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, cette société-là, on n’en veut pas. »

 

 

 

 

 


source:ouestfrance.fr (samedi 2 octobre 2010)

 

Vannes (56)

Retraite. 5.000 manifestants ça s'arrose...

 

5.000 manifestants, même si c'est deux fois moins que la semaine dernière, ce n'est sans doute pas si mal vu les conditions calamiteuses qui ont accompagné le cortège hier.

 

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Les syndicats tablaient sur un samedi pour mobiliser de nouvelles troupes. Ce n'est pas avec la manifestation d'hier qu'ils pourront savoir si cette idée était bonne ou non. La pluie constante qui a arrosé la ville toute la matinée à certainement découragé quelques velléités à battre le pavé. De là à dire que la mobilisation se dissout dans l'eau froide, c'est un pas qu'on ne peut pas franchir. Car avec 5.000 manifestants, la manifestation contre la réforme des retraites n'a pas fait dans le ridicule.

Bon pour un samedi

Côté syndicats, on affichait même une franche satisfaction. «Traditionnellement, on n'a jamais fait recette à Vannes un samedi. Mais là, on est très content. La mobilisation est importante, très importante même» se félicite Véronique Osterman, permanente de l'union locale CFDT. Si la police chiffre à 4.500 le nombre de participants, la déléguée syndicale refuse de donner son estimation. «Les médias et la police divisent toujours par deux le nombre réel de participants, donc je ne donne pas de chiffre». Curieux, mais soit. Il y avait dans le cortège des néomanifestants. Comme David, un trentenaire employé dans une collectivité. «Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas manifester en semaine. Je suis en CDD, je ne peux donc pas me permettre de faire grève. Je suis là pour dire mon désaccord avec la réforme des retraites. Mais plus largement, on va dire que je manifeste par rapport à l'ensemble de l'oeuvre du gouvernement».

Le projet de loi jeté dans le port

Sur le port, lieu de départ du cortège, FO faisait entendre sa singularité en scandant «Ni amendable, ni négociable, retrait, retrait, retrait du projet Sarko». Contrairement aux autres organisations syndicales, Force ouvrière entend ne rien lâcher sur la réforme des retraites. C'est donc en fin de cortège que ses militants se sont placés, histoire de marquer leur différence. «On pourrait reprendre à notre compte tous les arguments qu'énumèrent les autres syndicats. Mais pour nous, il n'y a rien de négociable. On veut le retrait pur et simple du projet de loi», soutient Lydie Loyer. Partie du port, la manifestation a traversé la ville par les remparts, puis la rue du Mené, l'avenue Victor-Hugo, le boulevard de la Paix, pour finir par une allocution sur les marches de l'Hôtel de ville. Les syndicats donnent rendez-vous le 12octobre pour une nouvelle journée d'action. D'ici là, ils vont continuer d'entretenir la flamme en jetant symboliquement dans le port, mardi prochain à 18h, le cercueil du projet de loi.

 

Loïc Berthy

 

 

 


source: letelegramme.com (dimanche 3 octobre 2010)

 


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