Villeneuve-de-Berg (07)-Le directeur d’un foyer logement jugé pour harcèlement moral

Publié le par sphab/cgt & associés

Villeneuve-de-Berg (07)

Le directeur

d’un foyer logement jugé pour harcèlement moral

 

Le directeur de logement foyer “Les Terrasses de l’Ibie” à Villeneuve-de-Berg, anciennement Résidence de Barjac, et sa concubine ont comparu hier devant le tribunal correctionnel de Privas, accusés de harcèlement moral sur certains membres du personnel entre le 1 er janvier 2001 et le 31 décembre 2009. « Vous êtes handicapée physique mais aussi certainement mentale, vous ne méritez pas le salaire que l’on vous verse », reconnaît avoir dit le responsable François Chatelain, à l’attention de l’une de ses salariés présentant un handicap physique.

Empreint d’une certaine crispation, ce procès a vu défiler un flot de 40 témoins au milieu desquels on pouvait discerner les “pro” directeur, ceux qui n’avaient que des bonnes choses à dire, et qui n’ont jamais entendu proférer des insultes, et les autres.

À 20 h 30, un assesseur file à l’anglaise

Le tribunal s’est attardé sur la présence de deux des proches du directeur : sa compagne et son fils, en bonne place au sein de l’établissement. Bénévole au départ, Marie-Charline Roussel est affectée au poste d’animatrice en 2003. « Est-ce que ces fonctions vous confient la moindre autorité hiérarchique sur le personnel de l’établissement ? » lui demande l’avocate des parties civiles. « Non », répond cette dernière. Ce faisant, François Chatelain aurait indiqué à l’une de ses salariés qu’il n’était pas tolérable que cette dernière ne respecte pas sa hiérarchie dont Marie-Charline Roussel faisait partie. « Il n’y a pas de népotisme là-dedans », se défend le quinquagénaire.


Après quoi, les débats glissent sur un certain cahier dans lequel Marie-Charline Roussel aurait inscrit des annotations sur le comportement à adopter avec untel. « Il n’a jamais existé », assure le couple. L’histoire d’une caméra avec laquelle la direction aurait fait pression sur du personnel a aussi été évoquée. « Je n’ai pas menti, mes collègues non plus », explique l’une des parties civiles. « On m’a reculé ma titularisation car on me reprochait d’être trop amicale avec les personnes âgées », raconte une autre victime. Partie pour se terminer tard, l’audience a connu un rebondissement sous le coup des 20 h 30. Un assesseur a en effet profité d’une pause pour filer à l’anglaise. Le procès a ainsi été reporté au 16 mars.

 

 

 


source: ledauphine.com (vendredi 25 fevrier 2011)


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