Le Mans (72)-Édouard, 20 ans, un aide-soignant épanoui

Publié le par sphab/cgt & associés

Édouard, 20 ans, un aide-soignant épanoui

 

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Depuis juin 2010, le jeune homme exerce son métier dans une maison de retraite après avoir suivi la formation de l'Institut formation santé de l'Ouest (Ifso). Rencontre.

Portrait

Quand on entre dans la maison de retraite La Chanterie, à Coulans-sur-Gée, on ressent tout de suite une atmosphère de chaleur, une ambiance familiale.


C'est là qu'Édouard Legroux, âgé de 20 ans, exerce son métier d'aide-soignant depuis juin 2010. Après sa classe de 3e, il passe un BEP service à la personne, puis une formation d'aide-soignant à l'Ifso, (voir ci-dessous). « J'avais envisagé de devenir guide touristique mais j'ai vite pensé que les débouchés étaient limités. »


Il écoute, il parle,il comprend...

Édouard aime les gens et ça se voit. Un temps, il avait envisagé l'humanitaire. « Moi qui n'aime pas voir les gens souffrir... Je pense que je peux les aider. » Et c'est bien ce qu'il tente de mettre en pratique, même s'il reconnaît que le temps lui fait parfois défaut. Quand il sort d'une chambre, il veut que la personne âgée se sente bien. À voir le sourire que lui font les résidants, il n'y a pas de doute, il y réussit.


Édouard prend sa mission très à coeur. Entre les transmissions avec les filles de nuit, les toilettes, le ménage, le repas, l'aide au coucher pour la sieste... Il observe, il écoute, il parle, il comprend... « Un jour, un résidant acceptera de se laver le visage, le lendemain, non. » Édouard anticipe et s'aperçoit dès le matin quand une personne âgée n'est pas en forme moralement. Il prendra le temps de s'asseoir avec elle... Pour des échanges si enrichissants. « Ils ont un si beau vécu. »


Il y a quelques jours, le jeune homme a été confronté à la mort d'un résidant. Une souffrance pour lui. Mais la vie continue. À l'avenir, il envisage de travailler de nuit dans un service d'urgences à l'hôpital. Ou ambulancier au Samu...« Parce que ça bouge. »


En quittant la Chanterie, il se souviendra des mots de sa directrice, « on ne soigne pas les gens. On en prend soin ».

 

 


source: ouestfrance.fr (samedi 22 janvier 2011-Le Mans)

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