Caudan(56) SBFM. Une partie de l'activité quitte ponctuellement Kerpont

Publié le par sphab/cgt & associés

Caudan(56)

SBFM. Une partie de l'activité quitte ponctuellement Kerpont

 

La principale ligne de fabrication de la Fonderie de Bretagne (ex-SBFM) va être modernisée cet été. La direction demande à ses clients de s'adresser à d'autres usines le temps des travaux. La CGT s'inquiète.

 

SBFM-11-06-2010.jpgLa CGT redoute d'assister à une délocalisation déguisée

d'une partie de la production. (Photo d'archives)


Communiqué contre communiqué. Parole contre parole. La CGT et la direction de la Fonderie de Bretagne (FDB) présentent la situation de l'entreprise de manières radicalement opposées. La direction estime qu'il n'y a pas péril en la demeure: «La demande commerciale pour FDB reste forte à court terme et sensiblement supérieure au budget prévisionnel 2010. Soit 165tonnes par jour d'ici fin juillet, contre 130 tonnes par jour prévues, à comparer avec une fabrication moyenne de 12tonnes par jour en 2009». En revanche, pour la CGT, «lasituation de l'entreprise est inquiétante. La production est faible, de l'ordre de 150 tonnes par jour».


 Transfert en Roumanie et à Charleville-Mézières


 Les deux parties sont d'accord sur une chose: il faut moderniser le site. Fin mai, une pièce importante a cassé sur la principale ligne de production (SPO). La réparation a eu lieu, mais les outils restent fragiles. D'où une production qui manque de fiabilitéet la perte momentanée d'un volume important de production. La direction a décidé de moderniser la ligne principale en investissant 2,7M€ dans la sablerie du SPO. Les travaux se feront au mois d'août, période de fermeture habituelle de la fonderie de Kerpont. Mais le retour en production normale n'est pas prévu avant octobre: «On préfère se donner un peu de marge, ce serait utopique de penser qu'on repart à pleine cadence sur un outil modernisé». Pour compenser cette baisse de production à venir, la fonderie a décidé de constituer un stock de produits qui permettra de répondre en partie à la demande des clients. Elle a recruté des intérimaires (80) et fait appel au volontariat pour les heures supplémentaires le samedi d'ici fin juillet. Dans le même temps, elle demande à ses deux principaux clients de transférer momentanément une partie de la production de boîtiers et de vilebrequins sur d'autres fonderies avec lesquels ils travaillent déjà. Actionnaire à 100% de la fonderie de Kerpont, Renault a donné son accord pour un transfert de la production en Roumanie. FDB attend encore la réponse de PSA pour un transfert sur Charleville-Mézière.

Forte inquiétude à la CGT


 À l'annonce de ces mesures en comité d'entreprise, hier, la CGT a violemment réagi. «Il aurait fallu anticiper davantage. Ce sont 1.000 tonnes qui vont être délocalisées. Même si la direction prétend une réintégration de ces pièces au mois d'octobre, il faut savoir que les clients n'ont apporté aucune garantie en ce sens. Cette décision s'inscrit dans le prolongement de l'addition des non-sens économiques en terme de gestion et de résultats de l'entreprise (...) dont la direction est aux abois», estime Pierre Le Ménahès. «Le choix et les décisions de la direction générale creusent lourdement nos déficits industriels économiques et sociaux. La langue de bois ne suffira pas à duper les salariés».


Flore Limantour


 


Source : letelegramme.com

 



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