Sarkozy à Villejuif une polémique «incompréhensible»

Publié le par sphab/cgt & associés

Sarkozy à Villejuif

une polémique «incompréhensible» 


Une polémique «particulièrement incompré-hensible». S'exprimant à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) à l'occasion d'une cérémonie célébrant la 2500e greffe de foie de l'établissement, Nicolas Sarkozy s'est montré particulièrement agacé du débat suscité par sa visite.

 

Et le président de la République a choisi de répondre non à la majorité qui dénonçait un hôpital «en état de siège» mais aux quelques-uns qui critiquaient le principe même de sa venue.


«Je trouve particulièrement incompréhensible qu'il puisse y avoir la moindre polémique sur la présence du président de la République au milieu des greffés, au milieu des équipes médicales. Ce qui serait scandaleux, c'est que je n'y sois pas», a-t-il lancé sous les applaudissements d'une partie du personnel de l'hôpital et des malades. «Je pense d'ailleurs qu'il y a des sujets qui n'appartiennent pas à la politique politicienne. Quelles que soient ses convictions, le devoir de soutenir ceux qui font des dons d'organes et le devoir de soutenir les équipes médicales, c'est un devoir d'Etat», a insisté le chef de l'Etat.


Le syndicat Sud-santé de l'AP-HP s'était élevé, mardi, contre «l'état de siège» imposé à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) pour la venue du président à la célébration de la 2 500ème greffe de foie de l'établissement.


Les consultations au centre hépato-biliaire, premier centre de transplantation hépatique de France, ont presque toutes été annulées de 6 heures du matin à 14 heures et les personnels priés de prendre des congés. Ceux qui venaient travailler avaient été prévenus: il leur faudrait montrer patte blanche pour rejoindre leurs services.


Eviter tout dérapage


A chaque déplacement du président de la République, ou presque, le reproche revient : pour éviter tout dérapage, tant en matière de sécurité que de confrontation avec des manifestants, les services de sécurité verrouillent de larges périmêtres autour des lieux de visite. Et depuis la visite du locataire de l'Elysée au Salon de l'Agriculture et son fameux «casse-toi pauvre con», les personnes présentes sont soigneusement sélectionnées, quand elles ne bénéficient pas purement et simplement d'un carton d'invitation, comme le Parisien.fr avait pu le constater au Mondial de l'Automobile.


Le 16 mai 2008, lors d'un déplacement en Seine-et-Marne sur le thème de l'emploi, au cours duquel le chef de l'Etat avait plaisanté sur la beauté de son épouse avec des militants cégétistes, la presse avait pu constater que des policiers en armes étaient positionnés sur chacun des ponts enjambant la route de Paris à Melun.

En janvier dernier, la ville de Châteauroux (Indre) avait eu le sentiment de vivre une situation assez extrême pour deux heures de présence du président de la République. La Ligue des droits de l'Homme avait dénoncé un «dispositif sécuritaire hors du commun» consistant notamment à bloquer une partie du centre-ville, à modifier les horaires scolaires, et à fermer les cantines.


Sud-santé, deuxième syndicat à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui a manifesté - sans incident- contre le «démantèlement du régime de protection sociale» et la restriction des budgets des hôpitaux, a également dénoncé le coût de cette célébration, correspondant selon lui à 200 000 euros, soit «au bas mot à l'équivalent de huit infirmières sur un an». «Le seul coût du chapiteau dressé pour la célébration est de 70 000 euros, on trouve ça vraiment exagéré», s'agace Patrice Thomas (Sud-Santé).


2 000 personnes invitées à la réception


Pour sa part, le président de l'AP-HP, Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, a écrit aux syndicats que «l'expression légitime des revendications ne doit pas perturber la visite du président de la République», notamment parce que «sa présence est une reconnaissance de l'excellence du travail quotidien» à l'hôpital. Le député socialiste ajoute «comprendre l'émotion du personnel qui vit avec beaucoup de difficultés la dégradation de ses conditions de travail», et être «profondément préoccupé depuis des mois» par les moyens alloués à l'AP-HP.

 

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Article publié le 17 septembre 2009 sur le site  leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/sarkozy-a-villejuif-une-polemique-incomprehensible-17-09-2009-642133.php

 


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L
<br /> Je travaille dans l'aide a la personne et le conseil général n'a plus les moyens de faire face a la prise en charge de la dépendance ,résultat se sont les personnes âgées et handicapées qui voient<br /> les aides diminuer et le personnel son salaire gelé depuis de nombreuses années.<br /> <br /> Avant on disposait d'une heure pour aider a la prise de repas (midi et soir) et maintenant il est fréquent de faire 30 minutes le midi et 30 minutes le soir ,les personnes âgées doivent manger au<br /> lance pierre et le personnel enchaine le morcellement du travail ( déplacement pour 30 minutes au niveau salaire c'est rentable, surtout au prix du carburant!!!) alors Mr le président, les états<br /> généraux pour les services a la personne c'est pour quand???quand les associations seront en faillites! et que les personnes auront vendu leurs biens pour se soigner?<br /> <br /> <br />
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E
Bonjour,<br /> merci de relayer cet article. En complément vous trouverez sur mon blog (créé à cette occasion) le récit de cette folle journée vécue de l'intérieur (en tant que salariée de l'hôpital Paul Brousse).<br /> http://expression-libre.blogvie.com
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