Bretagne Une conférence de santé, pour quoi faire ?
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Une conférence de santé, pour quoi faire ?
Addictions, maladies psychiatriques ou télémédecine sont les prioritésdu président élu à la tête de cette nouvelle instance, un représentant des usagers.
Trois questions à...
Thierry Daël. Président de la conférence régionale de la santé et de l'autonomie.
À quoi va servir la conférence régionale de santé, dont vous êtes le président depuis juillet ?
Elle rassemble des élus, des représentants des usagers, des médecins et des responsables d'hôpitaux et de cliniques, des syndicalistes : au total 95 personnes bénévoles et motivées qui ont pour mission de réfléchir aux questions de santé à l'échelle de la Région et de formuler des propositions. Un peu à la manière d'un conseil économique et social. Il existait déjà une conférence régionale de santé, mais la nouvelle instance un champ d'investigation élargi : on s'intéressera non seulement au fonctionnement des établissements, mais aussi aux questions de prévention et de handicap.
Sur quels dossiers comptez-vous vous pencher ?
Nous en discuterons le 2 septembre à Pontivy, lors de notre première séance plénière depuis l'installation de la conférence, en juillet. À titre personnel, j'imagine déjà bien deux ou trois sujets importants. Sur le problème aigu des addictions (et pas seulement à l'alcool), j'aimerais entendre ce que les chercheurs en sciences humaines peuvent nous apporter, par exemple. Autre débat à ouvrir : celui de la diversité des malades accueillis dans nos services de psychiatrie. Enfin, je pense que la question de la télémédecine doit aussi être posée : comment éviter qu'elle ne soit qu'une variable d'ajustement économique ?
Vous n'êtes ni médecin ni directeur d'établissement de soin, comment êtes-vous devenus président ?
J'ai 57 ans, et je suis en invalidité depuis cinq ans du fait de graves problèmes rénaux. C'est ce qui m'a conduit à présider, notamment, l'association régionale des insuffisants rénaux, puis un collectif régional pour la greffe et le don d'organe. Sur la vingtaine de conférences mises en place en France ces derniers mois, seules deux ou trois sont présidées par un représentant des malades. C'est une reconnaissance importante et aussi une responsabilité. La santé est au coeur de tous nos grands débats de société : les malades doivent pouvoir y participer, mais c'est par un vrai travail d'équipe qu'on peut espérer faire avancer les choses pour le bien commun.
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Recueillis par
Philippe BOISSONNAT
Source : ouestfrance.fr (mardi 31 août 2010)