Le 10ème Congrès de la Fédération CGT Santé Action Sociale vu par une congressiste

Publié le par sphab/cgt & associés

110613-Logo10CONGRES-CGT-SANTE-copie-1.jpg

 

Le 10ème Congrès de

la Fédération CGT Santé Action Sociale

qui a lieu du 6 au 10 juin 2011

à Saint-Etienne

 

vu par Véronique Blanstier mandatée pour la Haute Garonne .

 

110613-BIENVENUE-AU-CONGRES.JPG

 

 

Voici le compte rendu de ce premier jour. (lundi 6 juin 2011)

 

Véronique, peux tu nous parler de ton premier contact à Saint Etienne ? :

 

     - En premier lieu, on à l'impression de revivre un film de Michael Moore, en découvrant une ville ravagée par la mondialisation, qui a vu la fermeture de la Manufacture, de l'industrie Métallurgique et du textile, et que l'on trouve dans un état de désolation qui fait froid dans le dos.

 

Parle nous maintenant du congrès :

 

     - C'est mon premier congrès fédéral, après les traditionnels discours d'ouverture, des débats très apres se sont ouverts, et en particulier, beaucoup de congressistes ont critiqué le fait que la CGT Santé ait accepté les conditions du protocole Tron (Vous savez ce ministre de la fonction publique atteint par le syndrôme DSK !), qui propose la titularisation en CDI des non titulaires de la fonction publique, au risque de créer comme a  la Poste deux statuts, l'un de droit public, l'autre de droit privé. Les congressistes ont demandé des explications a la fédération signatire de ce protocole.

 

(Voilà pour un premier jour d'un congrès qui s'annonce riche !)


 

Deuxième jour de Congrès (mardi 7 juin 2011)

 

110613-Nadine-PRIGENT-CONGRES.jpg

Nadine Prigent lors d'un de ses discours phares sur la sieste en millieu hospitalier

A gauche : Dormeur, à droite : Ronfleur !

 

Malgré le temps maussade, les congressistes ne désarment pas face aux tentatives de justifications des responsables fédéraux au sujet de la procédure Tron (décidément cette personne a du souffrir dans sa jeunesse !). Suit  un débat fort intéressant sur le stress et la souffrance au travail (enfin, on réalise combien la sonnerie du réveil matin les jours de travail est stressante !).


Pour la CGT il faut que les salariés, pardon les Travailleurs (c'est important au niveau sémantique !) se réaproprient le contenu de leur travail.


Même si, Véronique trouve l'analyse de la CGT "Angélique", comme si nos gentils patrons n'avaient pas conscience qu'en accentuant la productivité, c'est a dire en tentant de nous faire effectuer des tâches a moindre coût (ça fait quand même deux accents circonflexes qu'il faut caser, c'est bien parce que c'est Véro !), ils se comportent comme des capitaines d'industrie.

Des congressistes insistent sur la nécessité d'être (encore un accent circonflexe !), précis au niveau sémantique, par exemple parler de salarié ce n'est pas la même (P... d'accent !) chose que de parler de travailleur.


Sinon, la lutte pour les conventions collectives continue puisqu'une journée aura lieu le 27 Juin 2011, avec sur Paris un rassemblement devant la FEHAP et des actions a  décider en province.


Véronique trouvant les rapports de l'indéboulonable Nadine Prigent optimistes et décalés par rapport à la réalité du terrain, s'est abstenu.


Message personnel : Nadine si tu me lis, frappe Véronique d'anathème !

 

 

Troisième jour de congrès (mercredi 8 juin 2011)-le compte-rendu de Véronique Blanstier qui tient toujours le coup !

 

110613-le-mur-des-lamentationCONGRES.jpg

Une réunion de la Commission Exécutive de l'UFAS.

On reconnait contre le mur notre secrétaire Fédéral, Jean François !

 

  

8 Juin 2011, un soleil blaffard éclaire la ville endormie.  Après un petit déjeuner rapide, pour ne pas me surcharger, je parcours en petitte foulée, le chemin qui me sépare du lieu du congrès.


Tel un GI, prenant d'assaut Omaha Beach, je reprends ma place, et attend patiemment, le début de la grande messe.


Soudain, les lumières s'allument, faisant resplendir les militants, transfigurés, et le congrès peu enfin re-commencer.


Nous traiterons ce matin là, de la politique financière de la CGT, et c'est avec un enthousiasme, proche de celui qu'on du ressentir les révolutionnaires d'Octobre, je vote POUR la politique financière, certaine de la transparence de mon syndicat en la matière et rassurée par les rapports des commissaires aux comptes. Quel moment de bonheur !

 

L'après midi, s'insinue après un repas frugal, pour un débat concernant l'action sociale. Là, s'exprime l'admirable souffrance de ces méritants militants du social et du médico-social, ou l'exercice d'un syndicalisme de classe, s'apparente plutôt au mur des lamentations, tellement que le débat au sein de l'union fédérale reste basique, image d'un secteur en pleine restructuration et en rupture avec son passé. Ma voisine a du dépenser une ou deux boites de mouchoirs jetables, pour éponger ses yeux rougis par les larmes.

 

Un autre débat, porte sur les structures, et chacun est d'accord pour conserver et renforcer un syndicalisme de proximité. Vaut mieux des concombres récoltés proches de chez vous que venant d'Espagne pour être mangés en Allemagne, ou autre métaphore, il est plus productif d'habiter à côté de la centrale nucléaire qu'à 20 kilomètres. Mais ne nous égarons pas.

 

Enfin, je découvre que la commission des candidatures, est la seule commission qui n'a pas été élue par le congrès. Je vérifie que je ne me suis pas trompé, au cas ou j'aurais atterrie malencontreusement a un congrès du PS. Mais, je suis vite rassurée !

 

Je pars me coucher tôt, car il faut que demain je sois en forme, nous recevons Biti ! Oui c'est le surnom affectueux que j'ai donné à Bernard Thibaud, j'ai encore espoir qu'il ne verra que moi, et que tel le prince charmant dans le film de Walt Disney, il m'épouse.

 

Mais cela est une autre histoire !

 

Je vous embrasse  tous ! Véro.

 

 

 

 


source: http://cgt-asei.over-blog.com/ (le blog du Syndicat CGT-ASEI)


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article