Les infirmiers-anesthésistes en colère ont bloqué les Champs-Elysées
Les syndicats avaient annoncé qu'ils se rendraient au ministère, avenue de Ségur. Ils ont finalement choisi de manifester sur les Champs-Elysées avant d'être repoussés par les forces de l'ordre. Ils ont ensuite rejoint la rue de la Boétie, où se situe le siège de l'UMP. Une partie du cortège s'est dirigée alors vers le ministère, avant d'être rejointe par l'ensemble des manifestants. D'après le site ActuSoins.com, les infirmiers ont occupé l'avenue au niveau du restaurant Le Fouquet's, connu pour avoir accueilli Nicolas Sarkozy au soir de sa victoire à l'élection présidentielle. Le site avance un chiffre de deux mille participants à cette manifestation.
Appelés à un mouvement de grève national par la CGT-Santé et SUD-Santé, les représentants des infirmiers anesthésistes, qui sont mobilisés depuis mars, ont indiqué à l'AFP que si Mme Bachelot ne les recevait pas, ils feraient lundi une opération "bloc opératoire mort".
Les anesthésistes, qui revendiquent notamment une reconnaissance de leur spécialité au niveau master quant au niveau des salaires, sont habitués des actions spectaculaires. Le 18 mai, ils avaient déjà bloqué pendant cinq heures la gare Montparnasse, à Paris. A la suite de cette action, Roselyne Bachelot avait promis que la revalorisation du diplôme sur la grille des salaires aurait lieu "avant la fin de l'année".
Les 7 500 infirmiers anesthésistes en France suivent cinq ans d'études : trois en formation initiale pour le diplôme d'Etat puis, après deux ans d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation. Mais leurs représentants syndicaux estiment que la valorisation de leur métier n'est pas suffisamment prise en compte. Ils promettent une radicalisation du mouvement à partir de lundi prochain, certains syndicats ayant posé des préavis de grève illimitée dans les blocs opératoires.