Lorient (56) Défilé du 1er mai 2010. 2.500 personnes dans les rues

Publié le par sphab/cgt & associés

Lorient (56)

Défilé du 1er mai 2010.

2.500 personnes dans les rues

 

Plus de 2.500 personnes ont marché dans les rues lorientaises à l'occasion du traditionnel défilé du 1er mai. Au coeur des revendications, trois priorités: emploi, salaires et pouvoir d'achat.

 

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Satisfaction des organisateurs de ce défilé du 1ermai, une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et Unsa, qui annonçait plus de 3.500 participants (2.000 selon la police) pour ce rassemblement traditionnel qui avait lieu cette année à Lorient, sur la place Glotin. «On est nombreux, c'est une bonne chose», explique Pierre, retraité de l'arsenal, venu défiler, «comme chaque année. C'est important, c'est vraiment une date symbolique. Et il y a une telle désespérance aujourd'hui, que c'est bien que les gens trouvent encore l'énergie de se mobiliser». Une «désespérance» mais aussi une colère. «Les formes les plus brutales d'exploitation continuent d'exister», soulignent les syndicats. «La mise en concurrence des travailleurs est l'obsession quotidienne d'une grande partie du patronat et des financiers». Les revendications prioritaires restent toujours l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat. «Mon salaire n'a pas augmenté depuis huit ans», raconte Thierry, père de deux enfants et cadre.

 
Fins de mois difficiles

 
«Mais quand je fais mes courses, le prix de mon caddie est monté, lui, en flèche. Je n'ai pas peur de dire qu'aujourd'hui, alors que je fais partie des classes moyennes, les fins de mois sont difficiles. On se serre la ceinture». Justine, 29 ans, vient de perdre ses deux précédents boulots dans l'agroalimentaire. «Deux licenciements pour raisons économiques. J'avoue que là, je baisse les bras», explique-t-elle. «Ce n'est pas évident de se motiver. En même temps, on n'a pas vraiment le choix si on veut payer le loyer et manger. On prend tout ce qui passe». L'intersyndicale l'a rappelé: «Le nombre de chômeurs de longue durée inscrits à Pôle emploi s'est accru de 30% en un an. Nous devons tout faire pour qu'ils ne basculent pas dans l'exclusion en fin d'indemnisation».


Retraites: négociations pas satisfaisantes


Les syndicats demandent ainsi qu'ils puissent bénéficier d'un accompagnement renforcé pour leur permettre de retrouver un emploi avec un revenu garanti. Autre revendication, leitmotiv des derniers mouvements sociaux, «une augmentation générale des salaires et en particulier une hausse très significative du Smic». Enfin, les négociations autour de la réforme des retraites sont bien évidemment décortiquées et «ne sont pas satisfaisantes. Les seuls éléments de la réforme proposée par le gouvernement restent le recul de l'âge légal de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant. Ceci n'est pas acceptable!»

 

Force ouvrière fait bande à part

 

De son côté, Force ouvrière avait décidé de faire bande à part hier matin. Le syndicat n'a pas rejoint les rangs du cortège, préférant organiser un rassemblement départemental à Cosmao-Dumanoir, devant le siège du syndicat, rejoint par les représentants FO de Vannes et des Papeteries de Mauduit (Quimperlé). Pierrick Simon, le secrétaire général FO, explique: «On refuse de discuter la réforme des retraites parce que l'argent existe pour sauver le système actuel. C'est là que réside notre principal désaccord avec la CFDT et la CGT. Si le gouvernement se contente de répartir la pénurie en retardant l'âge de la retraite ou en allongeant la durée de cotisation, il faudra bien que les syndicats prennent leurs responsabilités».

 


Source : letelegramme.com (2-05-2010)



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