Contre-réforme des retraites-l'analyse de Gérard FILOCHE, Inspecteur du travail

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Contre-réforme des retraites

L'analyse

de Gérard FILOCHE, Inspecteur du travail

 

 

 


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V
<br /> LA GREVE OU RIEN!<br /> <br /> <br /> <br /> Il est maintenant clair aux yeux de tous que l'escroquerie aux retraites n'est nécessaire qu'aux paradis fiscaux, épargnés par les bombardements et attentats, chez eux la vie est cool et la<br /> révolution, conservatrice des seuls intérêts capitalistes. Elle est également essentiel à la bonne marche des fonds de pensions américains, qui ont mis sur la paille, combien de retraités, on<br /> attend les estimations de la police, et indispensable encore aux managers et autres bénéficiaires de stocks options et parachutes dorés, qui pètent et rotent et ronflent heureux comme des<br /> gauleiters allemands en goguette, dans leur blindage fiscal. Elle est également indispensable aux entreprises du CAC 40, qui nous font un caca nerveux chaque fois qu'est prononcé le mot de salaire,<br /> un gros mot, pour ne rien dire de l'horreur du mot grève. En l'entendant, le trou du cul gouvernemental se dilate comme pupille d'opiomane et sanglote, ça sent l'automne, et alors c'est la France<br /> toute entière qui est couverte de merde. Elle est vitale encore au développement des pôv' pme, toutes filles du roi Midas, espérant se faire des couilles en or, rien qu'en trempant leurs nouilles<br /> dans le pactole mondial. De plus, et par-dessus le marché, l'escroquerie aux retraites est primordiale quant à la carrière des escrocs républicains et démocrates, institutionnels et privés,<br /> invitant les prolétaires à une vie frugale, gage d'une santé florissante. Et en plus, tiens! Comme c'est étrange, ça sent bon la liberté. Mais ces escrocs en bottes, doublées de charentaises,<br /> servent avant tout d'intermédiaires à tous les dictateurs avides de croissance à deux chiffres. Ceux-là même qui flirtent avec la pègre et ont les yeux de Chimène pour les tueurs de journalistes.<br /> Ces escrocs au doigt d'or (l'or des droits de l'homme) câlinent aussi toutes les dictatures, prêtes à l'ouvrir au maximum à Hong-Kong ou ailleurs, pour l'avoir cousu d'or, se dressant brutalement<br /> sur leurs pattes, pour aller défiler, nulle part, au Tibet, en chantant heili, heilo, on a du boulot et ah ça ira, ça ira, au bout des baïonnettes, le peuple ira loin, et prévenant l'idiot de<br /> Taïwan que ça va chier pourpre écarlate, s'il s'avise d'être le cheval du tigre et le talon de la taupe. Là-bas aussi, i' sont fortiches en phrase-bateau, après moi le déluge! Mais n'oublions pas<br /> le meilleur pour la fin, les déchus du socialisme et les dignitaires de la gauche capitaliste, qu'a prévenu qu'elle est pas là pour danser la polka du plombier, attention! elle va marcher sur<br /> l'assemblée nationale, depuis le palais du Luxembourg, en 2012! Et alors là, ça s'ra the end of beans, le roi des pôv' cons peut se préparer à plier ses gaules et à rejoindre les exilés fiscaux, à<br /> l'abri de la menace de déchéance de nationalité, et autres nomades fictifs. L'opium, c'est bon l'opium! Et ça en laisse un paquet sur le carreau. Ni vu, ni connu, d'ailleurs, y a rien à voir. Pour<br /> se le border de nouilles, le gouvernement est le meilleur.<br /> <br /> Alors France entends-tu? Mai 68, à l'Elysée, pétant, chiant sur la moquette, en récitant du de Gaulle, imagine! Pour une liquidation, c'en est une! Mais France avortée a sa propre jouissance que<br /> nul n'entrave. Elle jouit, elle rabâche: France a peur, France a peur, France a peur... La tête dans le cul, mtaa souf, contre le Mur, elle dialogue avec la mort. La comédie du pouvoir est un<br /> tantinet déréglée. Face à ce lebensraum français, à ce bazar enfantin des libres intérêts, besoins et privilèges capitalistes, petits, moyens et grands, qui profane le passé, pille allègrement le<br /> présent, grève l'avenir, en préparant activement de nouveaux massacres de masse, bref qui ne sait que compter le plus qu'elle extorque au prolétariat, chaque jour, 24 heures sur 24, grâce à quoi,<br /> cet espace vital capitaliste se paie une armée morte, chargée de compter le nombre de manifestants et de repérer le loup de Tarnac, autre arnaque, caché au milieu des moutons syndicalistes qui<br /> gueulent à tue-tête, négociations, négociations, nous sommes tous de la même communion, l'habituelle poésie frappée du sceau de la débilité mentale la plus profonde, comme elle s'en vante, et donc<br /> face à l'inconsistance et l'impuissance capitalistes, il n'y a que la grève. La grève ou la mort sociale, politiquement programmée, vieillesse qui rime avec maladie en prime, et surtout, surtout, y<br /> a bon la guerre, le bain capitaliste de jouvence, sa philosophie dernière. Comme quoi, ya toujours un moyen de s'en sortir. Car, à part faire danser le gitan, tout l'été, obliger les Africains à<br /> chanter la Marseillaise, l'équivalent français de la vodka, ça réchauffe rudement, et la jouer au violon pour attirer les surviveurs au terrorisme global du fisc français, qu'est-ce qu'il sait<br /> faire d'autre, l'avorton national? RIEN! Et donc en ces temps de miracle économique et mirage turc, seule la grève a la puissance du Christ. Avec elle, les aveugles du budget entendront retentir un<br /> grand couac dans l'hémicycle, les sourds de l'intérieur verront leurs triques ramollir et les bouches de la justice arrêteront de les sucer. Déjà, ça assainira le débat public. Et pour la suite, le<br /> prolétariat, en avançant, y pourvoira, en prenant le bras et le reste, car assez des doigts avertisseurs de morales à deux balles. Face à la misère croissante capitaliste, chanter marchons,<br /> marchons, ne mène nulle part. A part pactiser avec l'escroc étatique. La grève est la première mesure de salut public à mettre en oeuvre. Si le prolétariat veut vivre, il doit déserter en masse les<br /> lieux de l'exploitation capitaliste et venir respirer l'air de sa propre liberté, gagnée sur tout l'espace public.<br /> <br /> Capitalistes, hors de France!<br /> <br /> <br />
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