Lorient (56)-Des remous à la clinique du Ter

Publié le par sphab/cgt & associés

Lorient 56)

Des remous
à la clinique du Ter

 

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Alors qu'un nouveau directeur arrive lundi, les syndicats s'inquiètent. Le groupe Vitalia, qui a racheté la clinique en 2007, se veut rassurant...


Que se passe-t-il à la clinique du Ter, rachetée en septembre 2007 par le groupe Vitalia ? Les syndicats, qui dénoncent « la valse » des directeurs en un peu plus de trois ans, parlent « de souffrance du personnel, de climat de peur, de pression psychologique ».


« Le personnel est physiquement et psychologiquement épuisé », affirme Sophie Collard, déléguée CFDT. L'équipe de la direction et de l'encadrement a été renouvelée ; mesure qui a entraîné des licenciements, des démissions. »


Un nouveau directeur lundi


Olivier Devriendt, le directeur en poste depuis mai 2009, est sur le départ. Son successeur, Alain Carrie, arrive lundi. C'est un nouveau venu dans le groupe Vitalia.


« Les salariés (NDLR : 200 personnes) de cette entreprise affectionnent leur outil de travail et ne souhaitent en aucun cas le saboter, avance Sophie Collas. Nous souhaitons parvenir à une bonne entente et une bonne collaboration avec M. Carrie ».


La « valse » des directeurs avancée par les syndicats, Christian Le Dorze, président du groupe Vitalia, la conteste. « La clinique du Ter, depuis son rachat, n'a connu que deux directeurs : M. Kermagoret, que nous n'avons pas gardé, et M. Devriendt. » Les autres responsables ont assuré des intérims, en quelque sorte. « Cela prend du temps de recruter un directeur de clinique... »


« O. Devriendt a rempli sa mission »

 

Le départ d'Olivier Devriendt « correspond à un choix personnel de retour en région nord ». Selon Christian Le Dorze, l'intéressé « a rempli sa mission, il a pris des décisions, des mesures. Nous sommes contents de la réorganisation qu'il a menée au sein de la clinique du Ter ».


Une réorganisation rendue nécessaire, « dans l'intérêt des malades, de l'organisation des soins », estime Christian Le Dorze. « M. Devriendt est arrivé dans une clinique appartenant aux médecins, avec un mode de fonctionnement qui n'était pas le meilleur... Toute réorganisation se traduit par des changements. Et les gens ne sont pas toujours très réceptifs à ces changements... »


25 millions de travaux


D'autant que la restructuration des services s'est accompagnée « d'un très important programme de travaux (25 millions) portant sur l'extension de la clinique, l'aménagement du plateau technique, la stérilisation », précise Le président de Vitalia, qui cite d'autres projets concernant les activités de soins, le développement des nouvelles technologies.


Dans le même temps, l'établissement a obtenu la certification V2 (évaluation de la qualité et de la sécurité des soins). « C'est dû aux salariés, aux médecins et à la direction qualité de Vitalia, relève Christian Le Dorze. Il y a eu quelques licenciements, mais des embauches aussi. En deux ans, la clinique du Ter a été modernisée de façon très importante. Financièrement, économiquement, elle est beaucoup plus solide. »


Catherine JAOUEN.

 


source: ouestfrance.fr (15 janvier 2011)

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